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Spéléo Corbières Minervois
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  • Ce blog est un outil de communication et d'expression destiné aux membres et amis du Spéléo Corbières Minervois. Il contribue à rendre compte de nos sorties, à partager des émotions, à exprimer des sentiments et à coordonner les explorations.
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2 novembre 2020

Déséquipement des Cots 5

Jeudi 17/09/20
Cela faisait un petit moment que nous étions pas retournées au Cots 5 et il était temps d’y faire une mise au point. L’objectif de la sortie est donc de descendre pour continuer le rééquipement et atteindre le fond à -198m, en vue d’une désobstruction si celui-ci nous inspire.

On se rends compte une fois garés au bord de la piste que nous avons oublié le marteau pour équiper. On ne compte pas désober donc on a pas non plus de massette. Très bien, un caillou aux proportions idéales fera l’affaire! 

La marche d’approche diffère de la précédente comme à chaque fois mais on finit toujours pas trouver le trou. On descends jusqu’à notre précédent arrêt, vers les -100m. On mène encore une fois d’intéressantes discussions sur la cohérence de changer points et/ou cordes théoriquement inutilisables pour finalement trouver des compromis efficaces.
La roche qui jusqu’ici était d’un bleu veiné de blanc assez caractéristique du coin se voit recouverte peu à peu de calcite très claire. On se retrouve après deux petits puits dans une zone blanche complètement recouverte mais assez humide, on commence à comprendre pourquoi la branche s’appelle Ushuaïa, la glaise prends maintenant place un peu partout. Nous ne sommes en réalité pas encore dedans, mais juste avant le carrefour des deux branches. 

Après un petit méandre salissant on équipe un beau puits de 17m, bien circulaire et homogène. L’eau arrive à plonger plus en amont dans le méandre et on la retrouve à mi puits. Il est descendu une fois équipé, arrivés en bas une corde qui pendouille s’offre à nous ou au choix, un boyau méandriforme plein de boue dans la continuité de la descente (entre deux banquettes au pied du méandre). La nouille, qui remonte vers le haut du méandre plus clément,  frotte méchamment et elle semble avoir été laissée après une escalade pour les autres. Bref, c’est la peste ou le choléra, autant ne pas se tromper pour rien, on décide alors de ressortir en plus de la topo, l’article du Spélé’Oc n°59 que nous as transmis Gus Arcangeli (merci au passage si tu nous lis!). On comprend vite que l’on se trouve au niveau du “Méandre Gilou, Séquence choc”, hum hum, inspirant! Après de scientifiques observations, on comprend que la corde qui remonte mène à la branche Rhâa Lovely qui, certes plus profonde (-320m), ne nous intéresse pas. Il va donc falloir aller dans ce fameux boyasson qui nous semble aussi gras qu’un parlementaire. Après de subtiles négociations (ou plutôt un refus de ma part) c’est Adrien qui part le visiter, je l’entends grogner, râler, glisser, il se régale de toute évidence. Il s’arrête devant la suite du boyau qui remonte vers ce qui semble être la suite. Adrien fais demi-tour comme il peut et me retrouve crépi, me disant que c’est super et que devrais aller jeter un coup d’oeil, proposition que je décline évidemment.

On se pose pour manger et réfléchir à tout ça, se disant que si c'est déjà bien étroit ici ça doit être vraiment infâme au fond. Adri n’a eu qu’un avant goût du (des?) passages désagréable et bien que ça ne soit pas extrême, ça ne donne pas envie d’y faire des allers retours. Sachant que nous ne sommes que tous les deux vraiment motivés, la tâche va être longue et “d'autres gouffres sont plus accueillants”. Nous décidons alors de déséquiper le trou pour utiliser les cordes à meilleur escient ailleurs. Tous les relais jusqu'ici ont étés revus et sont maintenant praticables jusqu'ici (méandre Gilou). Nous remontons en retirant également le reste des vieilles cordes, peut être une équipe plus nombreuse se motivera pour aller revoir ce fond à -198m (on sera alors évidemment de la partie)!

Arrivés en haut on se retrouve avec des kits bien chargés, qu’on entasse comme on peut dans nos sherpas. Heureusement les voitures ne sont pas si loin et pour une fois, au lieu de bartasser, on trouve un itinéraire niquel (il aurait été utile de le trouver plus tôt !). Affaire à.. reprendre!

Sortie du trou!

 

Commentaires
S
Un "boyasson qui nous semble aussi gras qu’un parlementaire" : j'admire ta créativité, Damien ! Et merci pour ces articles, qui égayent notre monde de nouveau rétréci.
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