Mille Feuilles en retard!
Dimanche 20 / 09 / 20
Aujourd’hui, c’est Gaby qui nous accompagne au fond du mille feuille pour en découdre avec ce nouveau fond avec arrêt sur... méandre (quelle surprise)! On part tranquillement et on rentre dans le trou vers 11h après 20mn de marche en tassant comme il se doit l’approche. Adri se fait beau et sort sa plus belle chemise pour honorer cette cavité majeure du Nistos (que dis-je, d’Europe), rien n’est laissé au hasard et l’esthétique prime sur tout le reste.
Désormais, nous essayons de nous arrêter à chaque descente dans le méandre pour le rendre plus confortable peu à peu. Cela nous permet d’une part de rendre les aller-retours plus confortable mais de bientôt permettre à tout le monde d’aller faire faire un tour au fond! Arrivés dans le méandre, on progresse jusqu’au passage dit du “Frigo” pour re-calibrer plus confortablement le passage. Le problème étant que la zone étant située en plein milieu du méandre, nous n’avons pas d’espace confortable pour pour effectuer ces travaux. Pendant qu’Adrien perce dans des positions forcées bien originales Gaby l’assiste contorsionné, réalisant la complexe tâche d’attraper au fond des kits tout le nécessaire dans un espace très limité! Pendant ce temps j’attends faxé juste en amont.
Deux ou trois parlementations plus tard nous sommes satisfaits de notre travail et nous filons vers le fond sans plus tarder. Gaby découvre alors le Mille Feuille post-méandre qui est quand même plus agréable, il a l’air d’apprécier le quartier. On s’arrête manger au canapé (ancien terminus) avant de descendre le puits du Cut (dernier puits) qui nous mène au méandre terminal qu’on a hâte d’attaquer. Le courant d’air est infime mais net, on voit bien que tout se fait aspirer (fumée de cigarette) et on ne sent jamais les gazs sauf quant Adri pète en amont.
Comme c’est le début d’un éventuel long travail, on décide de prendre large pour rendre les aller-retours plus faciles. Quelques négociations plus tard on entreprends le premier virage sur la gauche, désormais l’écho se fait bien entendre en aval de l’étroiture! C’est motivant mais ce n’est pas gagné, on s’arrête au niveau d’un rétrécissement causé par des coulées de calcite sur les deux paroies du méandre. Devant nous un nouveau virage sur la droite coupe la visibilité, j’arrive à jeter quelques cailloux qui tombent au même niveau, le prochain puit n’est pas pour tout de suite! On a du faire plus de 10 frappes aujourd’hui (dont 3 dans le méandre en haut).
On remonte tranquillement vers la surface en un peu plus d’1h30, tout s’est bien passé si ce n’est Gaby qui s’est tapé une méchante réaction cutanée avec sa sous-combi.. la montée à du être bien douloureuse mais il ne nous bronche pas et c’est en haut qu’on constate les dégâts.. aïe! On fait le retour de nuit après 10h sous terre, on arrive quand même à faire de l’impro sur l’itinéraire du retour, à suivre!
Samedi 17/10/20
Maël est de retour de ses pérégrinations Corréziennes et pour célébrer son retour en terre sainte, direction le Mille Feuille. On se retrouve vite tassés à trois dans son kangoo 2 places que Maël juge digne de l’Hillux à José car on attaque directement la piste alors qu’elle est carrément trempée. Évidemment le bougre insiste, le kangoo patine (d’habitude il se démerde bien mais là c’est trop), après quelques marches arrières, je fini d’abord sur le capot pour essayer de mettre du poid à l’avant sans succès. On fini par pousser un peu avec Adri et ça repart. On passe la barrière et là, Maël nous fait un coup de maître car on arrive carrément à se garer à la ferme des Anglais après un petit coup de frein à main syndical.
Bon concernant la spéléo, schéma classique; on se change, on monte, on sèche, on descend, Adri lâche un pet, on s’arrête dans le méandre pour l’améliorer en négociant deux trois fois. Maël découvre les travaux d'agrandissements et se réjouit de ce qui est désormais pour lui un “boulevard”.. Vu la météo passée le trou est bien humide (on ne connais pas la suite dans ces conditions) et ça coule tout du long (¼ L/s), on se rend compte que plus on descends après le méandre, plus sa collecte et finalement ça mouille quand même bien! On arrive au Canapé (ancien terminus), Adri essaie de me convaincre qu’il vaut mieux manger là parce-qu’en dessous ça risque de pleuvoir et d’éclabousser partout. Têtu comme une mule je rétorque que ça doit pas être grand chose (bien qu’on entende l’eau bien tomber en dessous). Je m’élance pour leur prouver et effectivement c’est la douche, ça ne ruisselle pas mais tombe directement en cascatelle pour tout éclabousser en bas, NIQUEL. J’attaque directement la désob pendant que les autres continue le petit bout de topo manquant (Maël commençait à trembler après quelques semaines sans topo on lui a bien accordé une petite dose). Du coup on ne mange pas et on passe bien 4 ou 5 heures à se peler en désobant trempés. On attaque le rétrécissement dû aux deux coulées de calcites évoquées précédemment après quelques aménagements. Ces dernières s’avèrent relativement coriaces, c’est toujours délicats de forer sans tomber sur des poches ou strates molles absorbant nos arguments. On est enfin dans ce second virage (à droite) et Maël nous révèle qu’un troisième virage s’annonce, vers la gauche cette fois-ci. Ça coupe donc son visuel mais en tirant des cailloux il devine un ressaut estimé de 2/3m. Si c’est le cas, le ressaut devrait nous donner un peu plus d’espace à sa base (érosion plus importante si chute d’eau).
Il est 16 heures passées, on finit notre stock après 13 parlementations (dont 2 au méandre en haut). On remonte pour manger au niveau du canapé juste au dessus, l’endroit est bien plus confortable, règle n°1: toujours se fier à la sagesse d’Adrien! On remonte ensuite assez rapidement, en un peu plus d’1h je pense. Maël nous dit qu’il sent dans les jambes le mois de pause en formation, mais ce tachou est toujours aussi rapide dans les étroitures!
J’oubliais un petit détail, on teste un peu mes talkies sous terre ça marche plus ou moins mais il faut qu’il y ait de l’espace… bon, à revoir mais pas très concluant si les deux appareils sont sous terre. La topo révélera que le fond actuel est à -188.













