Camp SCM 2026
De retour à Aventignan même en l’absence de José, un bel hommage du club envers le plus fervent explorateur de cette région. Les activités spéléo débutent dès le dimanche pour les premiers arrivés car Jean Esquerre veut nous montrer quelques cavités.
Dimanche 02 août :
Trou de l’Etudiante : Jean, Annick, Guillaume TP : 0h30
Entrée de 1 x 0,50 m qui descend dans une salle de 10 x 3 m, au fond un étroit boyau serait à ouvrir, pas d’air.
CC 1 : Entrée déjà travaillée, belle entrée de gouffre, au fond petit ressaut étroit donne sur une coulée de calcite qui bouche la suite. A travailler, pas d’air.
Trou des Castagnous : source temporaire, progression de 15 m environ, à 3 m de l’entrée regard sur un plan d’eau limpide. Le boyau remonte, large au début puis qui diminue. Arrêt dans une petite salle basse, éboulis à droite. Léger courant d’air.
Lundi 03 août :
CC 1 : JM, Gounel, Annick, Guillaume
Désob au fond dans les cailloux, ça se creuse bien mais c’est vertical et tout dégringole. Avancée d’environ 1,50 m. On a tout stocké sur des banquettes en hauteur. On sort manger. Après-midi topo.
Trou de l’Etudiante : les mêmes.
Lever de la topo.
H 9 : Stoche, Arnaud, Kinou, Grilou. TP : 8 h.
Grosse dézob, gros zef et belle avancée.
Tute de la Cassagne : Léa, Pierre. TP : 9 h.
On se gare chez Geneviève, cousine de Christiane qui nous accueille bien volontier. Terminus précédent atteint assez facilement malgré un squat de blaireaux pendant l’hiver. On passe la matinée à décaisser un bon m3 de terre. Deux parlementations qui marchent bien nous permettent d’entrevoir une jolie galerie.
Mardi 04 août :
Poudac/Cap des Echards : Stoche, Gounel. TP : 7 h.
Recherche d’un trou manquant que nous avons un peu de mal à retrouver malgré les coordonnées GPS. Entrée très étroite, seul Gounel passe, vérifie qu’il n’y a rien au fond et lève la topo (-12 ; 15 m). Ensuite prospection au Cap des Echards, pointage de cavités déjà connues, recherche Lidar pour finalement trouver un nouveau trou le Crapopo (- 8 ; 10 m), topo. La chaleur nous fait arrêter et on rejoint l’équipe du PH 9 pour se mettre au frais.
H 9 : Grillou, JM, Guillaume, Annick, Kinou. TP : 8 h.
Gros travail et avancée de 3 m. Cela descend de plusieurs mètres en-dessous. Les plus optimistes pressentent 20 m. On verra ça demain. Très fort courant d’air.
Tute de la Cassagne : Léa, Pierre, Arnaud. TP : 5 h.
Matinée productive, nos arguments fonctionnent et travaillent bien la roche qui part ensuite au burin. Malheureusement les perspectives de première provoquent une émotion trop vive pour l’estomac d’un de nos jeunes membres qui doit ressortir. Sa condition physique ne s’améliorant pas nous décidons de remettre la première à demain et de rentrer.
Mercredi 05 août :
Crête de l’Escala : Stoche, Grillou. TP : 5 h.
Prospection vers plusieurs cibles Lidar qui semblent intéressantes. La crête se trouve au nord d’Esparros au-dessus de la grotte de l’Artigaléou. Ambiance mystérieuse et feutrée avec pluie et brouillard toute la durée. Terrain très pentu et difficile. Bizarrement on ne trouvera absolument rien aux endroits recherchés, même pas un petit replat. C’est la première fois que cela arrive. Mais la balade était magnifique.
H 9 : JM, Guillaume, Annick, Gounel. TP : 8 h.
L’équipe passe mais ne descend que de 10 m dans un environnement très instable et dangereux. De plus le courant d’air ne se sent plus au fond. Déception.
Tute de la Cassagne : Léa, Pierre, Arnaud. TP : 7 h30.
Deux coups et ça passe ! Cette fois, l’adage se vérifie et Léa peut se glisser de l’autre côté de l’étroiture avant de faire partir au pied de biche une lame de calcite bien balaise qui finit d’ouvrir la voie. Après cette courte désob, une belle récompense nous attend : il y a bien une galerie où l’on peut enfin de tenir debout et surtout ça continue ! Et à chaque virage ça continue encore !! On se relaie pour passer devant à tout de rôle et l’on parcourt une centaine de mètre dans cette galerie décidemment très belle. On s’arrête sur une salle calcitée dans laquelle des concrétions nous bloque l’accès. On revient après manger et on trouve un passage bas pour éviter de tout abîmer en passant par une étroiture encore une fois bien sélective. Derrière on fait 50 mètres de plus dans la galerie qui finit par s’élever un peu et l’on termine dans des rideaux de draperies et de lames concrétionnées qui bloquent le passage.
Jeudi 06 août :
1000 feuilles : Grillou, Pierre, JM. TP : 5 h.
Enfin le retour dans cette cavité majeure toujours en cours d’explo mais délaissée depuis quelques années. Ce sera une virée dans la zone d’entrée pour terminer une branche sous la salle des blocs. Après un P 5, P 10 et P 20 la jonction avec le méandre principal au bas du P 37 est effectuée. C’était prévisible mais maintenant c’est fait et topoté dans la foulée et même déséquipé. Super découverte pour nous qui ne connaissions pas la cavité et qui nous sommes régalés tout au long de la sortie, marche d’approche comprise.
H 28 (Pikachu) : Stoche, Kinou. TP : 3 h.
Ce trou est 15 mètres en amont du H ? (perte colorée). Il a déjà été travaillé par Maël et son équipe. Conduit étroit menant dans une petite poche. On continue la désob et on aménage un peu.
Vendredi 07 août :
H 28 (Pikachu) : Stoche, Grillou, JM. TP : 6 h.
On désobe bien, ça pète, ça agrandit mais il en reste. Vue sur 1 m, léger courant d’air. A poursuivre car c’est bien placé !
H 26 : Léa, Gounel, Pierre. TP : 3 h.
Désob sans trop de perspectives évidentes.
H 29 (trou des fusillés) : Léa, Gounel, Pierre, Stoche. TP : 3 h.
Nouveau trou découvert à 20 m en bas du H 26. Simple creux dans la terre plein de feuilles mais ça descend en dessous. Après une belle désob, R 5 très étroit au départ puis plan incliné sur 5/6 m. Deux suites pleines de terre à attaquer vers – 10 m. Pas d’air.
Samedi 08 août :
H 9: Stoche, Gounel. TP : 1 h.
Topo (- 13 ; 15 m).
Tute de la Cassagne : Léa, Pierre, Gounel, Kinou, Flavian, Stoche. TP : 6 h.
Topo de la première (210 m de dév., 160 m de première), la grotte part dans le massif. Réaménagement des étroitures et découverte d’une suite potentielle relativement étroite dans un boyau de type maélien sous les draperies terminales.
Au total une vingtaine de sorties différentes et près de 300 m de nouveaux conduits révélés, c'est finalement pas trop mal.