Un méandre à disloquer ?
Samedi 16 novembre
Trop plein du Lauquet
TSPT : 7h30
Annick, Arnaud, Guillaume, Tom et Pierre
Direction le Lauquet, 10 jours après le dernier passage de Jean-Michel qui s'était arrêté sur une étroiture remontante et en espérant que les pluies de la semaine dernière n'aient pas réamorcé le siphon. En arrivant aux résurgences, on constate qu'elles se sont remises à couler ce qui est plutôt mauvais signe mais heureusement le niveau de l'eau n'est pas remonté dans la cavité. Je ne connais pas le chantier et je m'engage donc dans le méandre remontant en T suivi par Arnaud et on accède assez facilement à la lame coincée à laquelle Jean-Mi avait fait demi-tour. De là ça monte effectivement vers le haut bien qu'il y ait deux trois blocs suspendus à faire tomber au passage, mais surtout ça à l'air de descendre directement au fond du méandre juste derrière la lame. On s'y laisse gentiment glisser et on accède à une nouvelle étroiture remontante cette fois au niveau du sol derrière laquelle ça semble plus grand. Guillaume nous fait passer la massette et on commence à rendre accessible cette dernière difficulté pendant que le reste de l'équipe travaille à élargir le passage jusqu'à la grosse lame coincée. Finalement quelques coups de massettes nous suffisent pour passer et on arrive dans une salle d'une taille plus raisonnable que ce qu'on vient de traverser. De là une grande faille étroite s'envole du plafond et surtout un boyau pénétrable au niveau du sol, d'environ un mètre de diamètre, file sur une dizaine de mètres avant de tourner ! Derrière nous un accès en hauteur mène probablement à l'accès entrevu dans le méandre au niveau de la lame.
On attend avec impatience que Tom, Annick et Guillaume nous rejoignent pour aller découvrir la suite mais malheureusement les négociations avec la roche ne s'avèrent pas des plus simples. C'est même clairement une grosse galère, la roche est dure, les positions inconfortables au possible, bref on se fait chier un bon moment pour pas grand chose. La voute du méandre résiste et nous nargue : totalement fracturée après un échange musclé, elle refuse pourtant de céder malgré la massette et la barre à mine. La première partie est quand même plus praticable et tout le monde finit par s'y engager. Malheureusement Tom n'arrive pas à franchir l'étroiture précédant la lame, il faut dire que la meilleure solution semble pour l'instant d'y aller tête en bas les pieds devants pour ne pas glisser et se coincer dans le méandre.... Après plusieurs tentatives, il renonce et décide de nous attendre dans le siphon de sable.
De retour dans la petite salle, Arnaud file à toute vitesse dans le boyau et une fois arrivé au coude : ça continue ! Le boyau reprend sa forme de méandre mais reste pénétrable puis s'élargit et remonte sur plusieurs dizaines de mètres. Après avoir grimpé un petit ressaut argileux, on s'arrête au pied d'une escalade dans une faille accessible qui remonte sur quelques mètres. Sauf que Guillaume découvre un passage à nos pieds qui nous permet d'accéder à une autre suite. Là, la roche est beaucoup plus propre, très noire et veinée de blanc. On débouche sur une première bifurcation mais les deux passages se rejoignent finalement peu après. La roche change et prend un aspect violacé et déchiqueté tandis que le passage devient plus raide et plus étroit. On s'arrête finalement pour de bon sur un rétrécissement ponctuel qui semble laisser entrevoir une suite.
Au retour on estime le développement à un peu moins de 150 mètres, pas mal pour une journée de travail ! Les kits bien chargés, on ressort tant bien que mal à la nuit tombée. Encore toutes nos excuses à Tom à qui on avait dit qu'on revenait dans 15 min et qui nous a attendu plus d'une heure !!!
Après réflexion il y a encore un bon chantier à mener pour rendre le passage du méandre plus commode et y passer avec un kit de désob. Le temps joue aussi contre nous et le niveau de l'eau peut remonter à tout moment ce qui rendrait cette partie de la cavité inaccessible avant l'été prochain.
Progression et terminus