Poursuite des aménagements à Balbonne, mais pas que...
Comme prévu, Dom et Gounel passent me prendre à 10h00 pétantes, et ½ heure plus tard, c’est sous un vent glacial que nous terminons de nous changer sur le parking habituel. En effet, 1°C nous change vraiment du beau soleil de la dernière fois.
Première étape au ressaut juste avant la salle de la « percée » pour y poser un troisième étai devenu indispensable tellement le niveau du palier est monté. Action vite menée qui améliore grandement le confort, tant à la descente qu’à la montée.
Nous filons vers le palier où démarrent les puits, et après discussion, Dom est convaincu qu’il peut aller jusqu’à la salle des aragonites, nous boufferons là-bas. Nous nous équipons, revoyons le contenu des kits, et c’est la descente. Dom et moi découvrons cette partie de la cavité. C’est grand, confort, l’endroit rêvé pour une pause tranquille. Le kit bouffe reste là et nous nous filons voir le reste de cette galerie. En fait, on se balade sur un plancher semble-t-il, puisque par endroits on aperçoit le fond de la diaclase quelques mètres plus bas, tapissé de blanc. Arrivés au dernier terminus, bloqués par une excavation du plancher, on se dit qu’on pourrait quand même aller jeter un œil. Gounel équipe, pas facilement tellement la paroi est pourrie, puis après la pose de la vire qui aura nécessité 17m de corde, on prend pied en haut d’un petit ressaut. Gounel insiste pour qu’il soit précisé que les amarrages en 8 sont conformes, alors que les 2 ou 3 goujons de 10 ont seulement été enfichés dans les trous, la clef à molette qui aurait permis de les serrer convenablement a préféré rester à la maison. Donc à faire la prochaine fois!!! Le ressaut franchi, on se retrouve au pied d’une salle, dont le plancher remontant vient buter contre la paroi du fond. Le plafond, pratiquement circulaire, offre une voute magnifique. C’est sur le côté gauche que ça s’ouvre à la perpendiculaire. Une nouvelle descente dans des blocs glaiseux nous amène encore sur un plancher, nous sommes maintenant parallèles à la galerie qu’on vient de quitter, dans une autre diaclase. Et surprenant, la suite est dans la direction d’où on vient, mais… En fait on ne sait pas vraiment. Ce qui est sûr, c’est que ça descend, ça résonne terrible, et on dirait que la paroi fait comme une baïonnette. Nous espérons que ça ne communiquera pas avec l’autre branche de puits déjà en partie équipée et qui nous attend pour la suite.
Après la pause bouffe dans un grand confort, la remontée se fera tranquillement.
Cette cavité est vraiment étonnante, et nous réserve encore bien des surprises. Deux équipes peuvent désormais y travailler, dans deux branches que nous souhaitons bien distinctes, sait-on jamais. Il faisait toujours 1°C dehors à 1630, et quelques flocons ont caressé le parebrise lors de la descente, l’hiver se montre à nouveau…





