Visite et topographie du gouffre Didier Loudet - Pène Haute
Ça fait un moment qu'il faut aller vérifier ce gouffre Didier Loudet sous la falaise de Pene Haute. J'étais tombé dessus il y deux ans tout rond lors d'une séance de prospection bien peu fructueuse, bien excité quand je l'ai trouvé une petite visite sur Karsteau m'a vite calmé. Peu d'information, il s'agirait d'un P40 sans suite apparente, comportant un puits parallèle borgne et se pinçant en fissure dans les deux fonds. La découverte postérieure du Caroline et du Carobis assez proches (une centaines de mètres, voire moins) donnent cependant envie d'aller jeter un coup d'œil. Ces deux petits trous (chantier de surface) soufflent mais sont encore impénétrables, le Didier Loudet ne souffle pas mais semble en être la version XL. C'est donc quand même intéressant de voir à quoi ça ressemble pour mieux comprendre, notamment le fond malgré l'absence d'air.
C’est parti pour y mener l’assaut avec José dimanche 19 Décembre, on mange ensemble et on part en début d'après-midi. Il y a encore de la neige dans les endroits protégés de la chaleur sur la piste, le 4x4 est le bienvenu! Garé comme d’habitude, on choisit de faire le tour par la falaise chacun un peu espacés histoire d'optimiser la prospection. On galère à trouver l’entrée parce que le point GPS est mal pointé, une vieille vidéo du jour où je suis tombé dessus me permet de nous donner une idée du spot et c’est grâce au flaire de José que nous le retrouvons pendant je bartasse à l’opposé sans avoir retiré mon kit!
Sans plus tarder on s'amarre à un hètre tout proche et je ré-équipe (avec un caillou en guise de marteau, et oui, on fait light nous!). José me laisse descendre et me voilà en bas, ça descend effectivement pas mal nous avons bien fait de prendre deux cordes. Passage de nœud obligé… à 2m du sol! Le puits est une fracturation (diaclase?, faille?, décollement?) qui ressemble à notre désob en plus grand, et s’avère finalement complexe. Quelques lucarnes, un palier et des écailles, un puits parallèle qui sera vu à la montée. Ca part en méandre d’un côté et en diaclase de l’autre. Les deux cutent bien que le méandre descende sensiblement plus bas, un peu étroit mais de la gueule, un petit ressaut providentiel nous laisse plus d’espace mais tout est comblé. Des deux côtés, tout part dans de bien fines fissures, pleines de blocs au sol, pas un pet d’air. Bon intéressant mais no future, j'entame la topo depuis le fond et je vais voir ce puits parallèle. J’équipe, finis par désescalader et en bas même config, tant pis. Le temps de finir la topo pendant que José se caille dehors car le soleil se couche (moi aussi d’ailleurs, c’est tout propre et ça a l’air de drainer pas mal d’eau, en tout cas ça gouteige bien).
On déséquipe et on repart au 4x4 en passant entre ici et le Carobis, histoire de fouiner un peu. Redescente à la nuit, on observe toutes les voitures qui descendent des stations dans le creux de la vallée.. la saison a bien démarré!








