Visite au Gouffre Géant de Cabrespine
8h30 ce dimanche matin, tout le monde est déjà sur le parking, en train de se changer, alors que nous arrivons Stoche et moi.
Le monde, c’est Marc Boureau du SCCM (Spéléo Club des Chiroquois Migrateurs - 91), Amandine et Cédric du club Aterkania (31), Gil et Mauricette du CSPA (Canyon, Spéléo et Plein Air - 78), Thierry et Claudine du Spéléo Club de Valencay (36), complété par Gounel et Léa.
Marc était déjà venu il y a deux ans, avec Thierry notamment, pour faire des photos, et rendez-vous avait été pris pour revenir pour aller voir le réseau dont nous lui avions tant vanté les concrétions féériques.
C’est donc un groupe de 11 qui se prépare à aller vers le réseau Capdeville, les photographes s’impatientent déjà, alors que les questions concernant la progression dans la rivière à l’aide des canots restent en suspens. Je tiens bien entendu à remercier Philipe CLERGUES, qui nous donne l’autorisation d’utiliser un des canots de l’activité de la grotte « Rivière souterraine ».
La descente vers la rivière est toujours aussi pénible, la roche étant par endroit tellement usée que les glissades sont fréquentes, il faut bien se tenir aux rambardes !
Le plaisir est toujours au rendez-vous quand on pose enfin le pied dans la rivière. La progression commence, et nous atteignons les canots après quelques virages. Un rapide calcul, 11 personnes pour une embarcation à 3 places, nous amène à « emprunter » un des gros canot, histoire de diminuer les aller/retours. C’est donc Gounel qui s’y colle et qui fera le gondolier. Ce passage est nouveau pour tout le monde, les appréciations divergent, mais personnellement je trouve très sympa ce morceau de rivière vu de cette façon.
Arrivés à l’embranchement vers le « Capdeville », nous décidons de nous arrêter pour la pause bouffe au pied de la corde. Stoche propose alors à Mauricette de la raccompagner. En effet, elle est tombée du canot, elle n’a pas de vêtement de rechange, et donc le froid commence à gagner. Le groupe se sépare alors, ce sera le retour pour les uns, l’ascension pour les autres. Ce réseau vaut franchement le détour, et c’est plein de frustration que les photographes abandonneront leurs rêves de fantastiques photos lorsque l’heure fatidique (14h00) sonnera. C’est en effet le créneau que nous nous sommes donnés pour être tous à la sortie à 17h00.
En fait, le retour sera bien plus rapide que prévus. Nous serons quelques-uns à passer directement dans la rivière, évitant ainsi les chronophages allers/retours de canots.
Au final, ce fut une nouvelle expérience pour nous tous, la découverte du réseau Capdeville pour d’autres.
Il faudra proposer quelques sorties club, Cabrespine reste un gouffre majeur de l’Aude, à voir absolument.









