30/07/2021 - Complexe Bories 3-Laïdoux, le temps des satisfactions
La satisfaction était grande quand nous avons découvert la chronique enregistrée à Bories3. Les traces résiduelles de fluorescéine sont minimes. La quasi-totalité du traceur a rejoint le karst profond, dilué dans la zone noyée de l’aquifère. C’était une préoccupation car nous craignions que le volume coloré ne fasse le « yoyo » dans le puits au grès des intermittences.
C'est la preuve aussi que notre hypothèse était réaliste, que chaque intermittence représentait un « transfert de masse» quelque part dans ce conduit vertical et validait l’idée saugrenue d’installer un fluorimètre sur le lieu de l’injection.
Notre dernier relevé de carte mémoire à Laïdoux datait du 23 juillet, pas la moindre trace de petit ppb . Mais aujourd’hui, 7 jours plus tard, la fluorescéine voit le bout du tunnel et pointe timidement son nez.
Les premières traces sont relevées le 25 juillet à 8 h 30 min, l’injection avait été réalisée le 3 juillet à 11 h. Le temps de première apparition est donc de 21 j 2 h 30 min pour une distance de 1350 m (vitesse de 1ère apparition : 2,7 m/h)
Pour rappel, lors de l’expérience 2012, le site de l’injection (perte haute) était distant de 2000 m de la source, la fluorescéine était réapparue 14 jours plus tard (vitesse de 1ère apparition : 6 m/h).
L’étiage sévère sévissant actuellement explique la moindre vitesse de l’expérience 2021. A ce jour, la concentration à Laïdoux est faible (0,74 µg/l), on devine déjà l’impact des intermittences sur la courbe de restitution. L’incidence visuelle sur l’Argent Double (moribond !) des 990 g injectés devrait rester sous le seuil de visibilité.
A Bibaud, l’enregistrement était encore vierge le 30 juillet.
Le diagramme général/période sur tous les sites est intéressant, mais la courbe des premières dizaines d’heures dans Bories pose beaucoup de questions… A suivre dans les prochains jours !

