Bouche Rouge : le chantier est réouvert !!!
Par un temps fort humide et désagréable, compensé le soir par la douce flambée chez notre hôte Stoche à Espezel, on a repris la sécurisation de l'entrée du trou de Bouche Rouge (Stoche, Domi et Marie). On avait laissé la buse en place, calée en l'air sur des troncs. Hier, on a passé pas mal de temps à remplir les vides, ce qui nous a valu de démanteler les terrils issus de nos précédentes (et nombreuses) désobstructions. Le seul avantage de l'opération, c'est que la pesanteur est cette fois en notre faveur. Fatigant malgré tout... On y est revenus ce matin, pour finir de remplir tout ça. Faudra un évènement pluvieux apocalyptique pour fiche notre travail en l'air, cela dit, on en a de plus en plus souvent ! Ensuite, fixation d'un bout de corde dans la buse, ça aide, et au débouché sur le ressaut, 2 amarrages, puis pose de 2 marches pour faciliter le cheminement. En bas, on retrouve le conduit désobstrué autrefois, qui s'est en partie rempli au début (terre, cailloux de tirs) ; après pas mal de gamatage - heureusement il y a un peu de place de stockage-, on peut s'avancer plus confortablement pour tomber sur des branches de plusieurs mètres de long et pas mal de cailloux, y compris des beaux bestiaux, qui n'ont pu venir là que par une circulation d'eau conséquente. Quand on connait le coin, tant dans le trou qu'à l'extérieur, ça peut surprendre... Donc re-gamatage, et on peut enfin aller passer le coude au bout du conduit et descendre. La petite remontée du passage des Boulets est encombrée, mais ouverte. Derrière, on voit que pas mal d'eau est passée, laissant sur place une gamate remplie jusqu'à la gueule de graviers. Après la salle, le Ventre Mou est presque bouché par une dune de gravier qui m'a rappelé les ouvertures annuelles de siphons ensablés au Cthulhu ! Vite poussée avec les pieds, on passe sur l'argile molle, et on s'est arrêtés à la fissure qu'il va falloir aménager pour l'évacuation des déblais du fond, où on sait qu'il n'y a pas de place. Là aussi on voit bien le passage de l'eau, qui a laissé des cailloutis bloqués sur un semblant de seuil (voir photo). On a retrouvé là un marteau et un burin, qu'on a laissés un peu avant le ventre mou (ainsi que la gamate, sans corde). Yapuka, et si le souvenir que j'ai gardé du "fond du fond" n'était pas hyper encourageant, l'idée de toute l'eau qui est passée là-dedans fait un peu plus rêver...






