Pas de miracle au GPT, mais le massif offre d'autres possibilités...
Samedi, comme l'a dit Gounel, "on a fait le job". Consistant à revenir au GPT et tenter d'avancer dans un fond ingrat. Tâche d'abord rendue compliquée par une bande de magnifiques chevaux noirs venus nous rendre une visite un peu trop rapprochée. Enfin, on descend (José, Gounel et moi), et on commence par expédier ce qui est depuis devenu l'ex étroiture du râcle-menton. Dessous, on va d'abord fouiller dans la zone de blocs ; sur la photo on voit un morceau qui appelle le marteau, sauf que tout se tient on ne sait pas trop comment là-dedans, selon le leitmotiv de Gounel tout au long de la sortie : "ça pue" (ce qui n'a rien d'anormal pour un trou qui s'appelle "GPT") ; mais on arrive tout de même à se faire une opinion; c'est sous l'étroiture qu'il faut attaquer. Une lame divise en deux la faille, on applique les conseils que nous a donnés Jean : d'abord vider le côté de la faille bouché par les blocs envoyés du haut, au cas où. On y passe un bout de temps, mais ce n'est pas mieux que l'autre côté. Donc on attaque la lame, qui a tendance à se fracturer en trop gros blocs. Bonjour les allées et venues dans ces endroits loin d'être idylliques ! Finalement, constatant que les parois refusent de s'élargir, qu'il faudrait agrandir beaucoup plus pour sortir les cailloux du fond mais que du coup on déstabiliserait des trucs pas sympas... et malgré l'air toujours présent, on se dit qu'on a rempli notre mission et qu'on va s'en tenir là. On y a quand même passé 8 heures, avec comme lot de consolation des cerfs brâmant une peu partout, on en a vu, et des biches aussi...
Le soir, José nous avait montré un trou en bord de piste, toujours sur le même massif, pour qu'on aille y jeter un coup d'oeil. Un bon air en sortait, qu'il n'avait pas senti lors d'un précédent passage, ce qui nous a motivés bien sûr. José n'est pas avec nous dimanche, envolé vers son club d'aviation... L'étroiture d'entrée avait arrêté José et Stoche, on arrive difficilement à la franchir, et on l'agrandit dans la foulée. La suite est un bout de méandre avec des banquettes pour la plupart effondrées, dont une particulièrement mahousse sous laquelle on peut presque passer. mais il faut d'abord régler leur compte à des blocs qui semblent participer à la tenir. Finalement, après pas mal d'hésitation, on enlève tout ça et on peut descendre de quelques mètres pour arriver devant une fissure plus ou moins concrétionnée, butant sur des blocs derrière lesquels ça "rédoulège". Pas mal de boulot pour ouvrir a la mano (surtout a la mano de Gounel, vu le poids des blocs), finalement on peut descendre dans une désescalade un peu biscornue qui nous emmène dans un volume assez sympa, et derrière une lame une zone avec des remplissages plus ou moins soutirés. On a du mal à trouver l'air, il faudra vérifier par sondage si un des soutirages où j'ai senti de la fraicheur ne cache pas quelque chose de plus sympa. De l'air aussi dans une escalade proche mais sans communication avec la descente, un bloc en travers empêche de monter dans une suite pénétrable (mais il reste à vérifier qu'il ne peut pas y avoir de lien avec le fond de la fissure du haut...). Pas de perspective évidente donc, mais l'air n'est pas "psychologique", à revoir ! C'était sympa, même si on n'a guère fait que 25 mètres de première, ça nous a changé du GPT...

















