Avancée palpitante au Blau
Contacté un peu à la dernière minute par Henri pour une sortie topo au Blau, on se retrouve hier à Alet puis direction Puivert sur les chapeaux de roue car on a rdv avec Laetitia à 9h30 et on est en retard. Effectivement on arrive sur place à 9h45 et...pas de Laetitia. Elle n'a pas le "e" dans l'"a" mais elle n'est pas là... Est-elle déjà repartie ? Henri commence à s'inquiéter. Nous allons jusqu'à Lescale où nous trouvons Lionel Ruiz qui lui est à l'heure (la SSP renierait-elle ses vieux démons ?). Henri essaie de la joindre par l'intermédiaire de Jean-Luc et d'un boitier qui émet des ondes mais sans succès. Finalement on rentre dans le trou vers les 11h. Pendant que les deux compères vont continuer l'escalade qui se révèlera des plus charmantes, j'attaque un bout de topo en solo. Du bas de la corde à l'escalade puis je continue le boyau boueux et sinueux par où arrive un bon zéphirin, arrêt sur lassitude après 55 visées, mais le boyau continue toujours. De retour au pied de l'escalade, j'apprends qu'ils sont passés et ont fait de l'explo. Il est déjà 16h et les estomacs sont vides depuis longtemps. En les attendant je parcours le conduit qui mène au siphon aval. Il est magnifique avec de nombreuses marmites et un lapiaz au sol. Le siphon est très bas, on peut avancer de 40m en suivant le fil d'ariane. Il doit y avoir aussi une fuite d'air dans ce secteur car les fumigènes que j'ai allumé au fond du boyau sont dans ce secteur et avancent vers le siphon pendant mon retour. On casse une petite croûte puis on veut revenir à l'escalade pour revoir ce qu'ils ont fait et rééquiper un peu mieux. Henri abandonne rapidement écoeuré par la boue et fatigué de l'escalade. Il ressort rapidement. On tente quand même le coup. Je remonte en tête soutenu par Lionel pour qui le passage n'est qu'un amusant intermède mais je vois qu'il ne progresse quand même pas si vite que ça. C'est étroit, bien étroit même, tout est couvert d'une boue infâme qui vous scotche à la paroi. Le pantin est vite inutilisable... Je me hisse décimètre par décimètre. Pas besoin de se longer aux fractios, on tient par la boue ! Enfin après 25m de calvaire ça devient propre mais ça reste bien étroit. On débouche dans un beau vide creusé dans une magnifique brèche. Une conduite forcée puis un méandre suivent. Le méandre est bien creusé, la roche saine, le courant d'air nous attire vers l'inconnu. Progression sportive, opposition en hauteur. Le terminus est vite atteint et on décide de poursuivre l'explo. On gagne facilement 80m de plus et on s'arrête sur...ça continue mais faut en laisser aux copains qui vont bien en chier pour arriver là. On voit sur 15m de plus et l'air est toujours là. Bilan de la journée, 300m de topo et 150m d'explo.
L'aventure continuera dimanche prochain, faites connaître vos dispos, il y a du boulot pour pas mal de monde (topo, aménagement, etc...).