Toujours la courbe d'étalonnage de l'Irués, mais en crue cette fois.
Les prévisions météo laissaient prévoir une crue exceptionnelle à Fornos, résurgences du Cotiella. ça me titillait tellement que j'y suis parti seul et "matinalement"... Je n'ai pas klaxonné à la hauteur de Mazouau pour éviter d'éveiller les "lève moins tôt".
Arrivé à la station hydrologique de la passerelle de l'Irués, par une belle matinée ensoleillée, quel spectacle ! 1m de hauteur d’eau, tout est blanc, écumant, rugissant. Quelle chance d'être sur site juste pour le maximum de la crue (en fait pas tout à fait, maximum d'1,24 m relevé à 00h00UTC).
Trois jaugeages successifs en prenant mille précautions lors de l'injection... Une glissade, la chute et c'est le retour assuré dans le Cinca à Badain ! Mais dans quel état ?
Pour ce mètre d'eau, le débit correspondant est de 20 m3/s. Ce mètre d'eau, c'est aussi le Chorro en crue maximum et un débordement estimé à 4 mce à l'entrée de Graners. Pour ceux qui connaissent, ça devait plaquer aux parois dans la galerie "del Tronco" !
Au Chorro, le spectacle était époustouflant, le delta entre les 2 bras était submergé, le vacarme assourdissant, les embruns montaient jusqu'au ciel ! Mais là, cul de sac pour la rando, le bouillon sous l'arbre aux singes était rédhibitoire.
Dommage qu'il n'y est pas eu appareils et caméra de qualité pour immortaliser cette crue qui, sans être décennale, valait les 600 km dans la journée.




