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Spéléo Corbières Minervois
Spéléo Corbières Minervois
  • Ce blog est un outil de communication et d'expression destiné aux membres et amis du Spéléo Corbières Minervois. Il contribue à rendre compte de nos sorties, à partager des émotions, à exprimer des sentiments et à coordonner les explorations.
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21 mars 2014

Germinal

Bonjour à tous !

De retour à Mendoza (Argentine) pour reprendre les cours, et profitant du calme relatif régnant dans la maison, je vais vous conter une partie de mon voyage (Bolivie, Pérou, Equateur) qui m’a particulièrement bouleversé.

Mi-décembre, je me dirige vers la ville de Potosi en Bolivie avec deux de mes colocataires (Benjamin et Clémence) et un ami (Martin). Cette ville doit sa richesse à ses mines d’argent misent en place par les espagnols lors de la colonisation (à partir de l’an 1545). Elles s’étendent sur tout le « Cerro Rico ». Curieux (un peu trop peut-être) de connaître les conditions de travail actuelles des mineurs, nous décidons d’aller visiter ce dédale accompagné d’un ancien mineur converti en guide.

Nous entrons donc dans les galeries avec une pseudo-combinaison, et nous nous rendons compte immédiatement des conditions déplorables des mineurs : pas de masque, pas de plan d’aménagement de la mine, les tirs n’arrêtent pas de résonner autour de nous, les amas de pierres extraites sont empilées dans tous les sens et manquent de s’ébouler à tout moment, les chariots tractant en moyenne deux tonnes de minerais n’ont pas de freins, etc. Les accidents sont donc fréquents et presque tous les mineurs se sont perdus dans ce labyrinthe, certains pendant plusieurs jours. L’ambiance est donc assez triste, les mineurs n’arrêtent pas de tousser (de nombreux sont victimes de la Silicose), nous leur amenons des feuilles de coca, des cigarettes (seul moyen de prévenir les poches de gaz) et de l’alcool à 96° (pour boire et non pour désinfecter ! J’en ai bu un bouchon, j’ai pleuré !).  Mais ce qui nous a le plus choqué est de savoir les conditions de travail des mineurs sous la colonisation ; les mineurs restaient sous terre pendant 3 mois sans pouvoir sortir, la conséquence est simple : 8 millions de cadavres indiens. Tout ceci faisant naître des croyances et des coutumes qui persistent encore aujourd’hui, comme les offrandes au « Tio » (voir photo) et les sacrifices de lamas.

Cette activité minière a également un impact sur le paysage et l’organisation de la ville de Potosi. Aujourd’hui le sommet est moins haut qu’il y a quelques centaines d’années, il a aussi changé de couleur car les minerais extraits restent sur les flancs du « Cerro Rico ». Potosi est marquée par la pauvreté, les quartiers autours du mont sont des bidonvilles. Bien qu’elle ait été un pôle important du commerce durant la colonisation, Potosi est aujourd’hui une ville ouvrière qui dépend économiquement de Sucre et qui s’ouvre petit à petit au tourisme grâce à ses mines…

De mon côté je préfère largement travailler comme guide au Gouffre d'Esparros ;) Mais à part ça, retourner sous terre, ça fait toujours plaisir !

Saludos !

Antoine.

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Commentaires
K
Hello Antoine,<br /> <br /> <br /> <br /> Ben dis-donc, sacrée expérience.<br /> <br /> Ton récit fait froid dans le dos, mais bravo pour la rédaction. Ceci dit, j'ai hâte que tu nous racontes la suite de ton voyage, enrichie de photos, lors de notre prochaine rencontre cet été: une super soirée en perspective...<br /> <br /> Porte-toi bien.
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K
Coucou Antoine cela fait plaisir de te lire Je comprends ton emotion... Il est important que tout cela ne reste pas sous silence!!!! J imagine que tu vis aussi de belles choses <br /> <br /> Profite au maximum bizz Kty
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S
Pas de problème Marie, le modérateur approuve à 100%... Quant à notre cher Antoine, ça fait plaisir de le lire, en espérant avoir le plaisir de le retrouver dans d'autres aventures. Par contre je crois être un des seuls du SCM à pouvoir boire de l'alcool à 96° sans m'évanouir ! et partir en spéléo ensuite. Déjà testé au Crestado !
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S
Malgré le ton de ton article, qui remue, ça fait drôlement plaisir de revoir ta bouille, Antoine !<br /> <br /> Cela dit, je ne vois pas ce que tu reproches aux conditions de travail de ces mineurs : ils sont flexibles (souvent pliés), mal payés, ils ne font pas peser les maladies induites sur la collectivité (en s'automédicant à la coca et à l'alcool), et ont le bon goût de claquer assez jeunes pour ne pas faire peser sur la collectivité le coût de leur retraite... Bref, là-bas il y a la compétitivité qu'on nous reproche de ne pas avoir, le FMI doit en frétiller de joie... Dans combien d'années en arriverons-nous là, tirés vers le bas, sans que chez eux ça s'améliore ? I have a dream, pourrait dire GATTAZ... (Stoche, si c'est trop politique, tu peux l'enlever, je ne me vexerai pas)
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J
Salut Antoine<br /> <br /> Je vois que les conditions de travail sont bien épouvantables, bien plus dures que celles de ton grand-père à la mine de Salsigne. mais tu sais que dans quelques désobstructions on se rapproche de ces conditions. On te garde quelques chantiers pour que tu ne sois pas dépaysé à ton retour. Bises
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M
bonjour <br /> <br /> je suis allé a Potosi .. il y a quelques années .. c est sur le coté conditions de travail est epouvantable .. " Germinal " .. ce que tu as peut etre pas vu ... c est le traitement du minerai ..une pollution effroyable de l eau a 4800 m .. que boivent toutes les populations en dessous ..<br /> <br /> impressionnant <br /> <br /> a bientot sous terre !!
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