De la première, du vert, du soleil... dans les Hautes-Pyrénées
Je commence par le dimanche (exprés, c'est ce qui vous intéresse le moins) : le trio Stoche, José et Marie, bien que perclus (et sans Kinou, qui réparait l'ordi cacochyme de José), vont travailler à une perte superbe, mais pour l'instant trop alimentée. Puis après un pique-nique sur la mousse du sous-bois, on attaque une autre perte : plus d'eau mais de l'air ; nombreuses gamates, arrêt sur fatique des protagonistes, à continuer. Et pour finir ce jour-là, tentative de détaupage d'une fissure soufflante dans une galerie recoupée par une petite mine (toujours dans le même coin). Y'aura à faire pendant le camp.
Et le samedi ? Tous les quatre, direction le "Trouyassa" avec pour objectif principal la topo de la branche faisant suite à la galerie du Point G. Passage tant bien que mal de la dévia infernale (mais pas le choix vu la roche..), puis descente d'un ressaut exposé qu'il faudra équiper (les rognons cassent)... et passage félin sous des blocs méga craignos (on a tenté de les faire tomber au retour, ils ont glissé un peu - ne plus passer dessous, il faut les pèter absolument). Puis on débouche dans la première grande salle. Arrêt provisoire de la topo, on visite, on s'extasie, le fond concrétionné est superbe, le conduit où s'enfile l'actif fait bien envie. On revient manger à la première salle, puis on reprend la topo. Trois suffisent, et ça caille : du coup, je profite de la sacoche à spit prise "en cas" pour mettre un bout de sangle sur un passage un peu exposé à l'arrivée dans la salle, puis je pars avec le marteau à spit essayer de forcer une fissure au bout d'une galerie d'une vingtaine de mètres qui part sous la salle, à gauche : au passage, je découvre une autre galerie perpendiculaire de 20 mètres, je laisse à droite un puits qui s'ouvre entre des blocs, et j'arrive à la fissure ; plus haut, ça voûtège... et ô divine surprise, il me suffit de pousser un tas de terre pour passer dans du grand. J'ai rejoint "l'amont de l'amont", avec une belle galerie concrétionnée et arrosée, où je progresse d'une trentaine de mètres jusqu'au moment où je rejoins l'actif qui arrive par un petit conduit ; je laisse aussi 2 départs en hauteur, et je retourne agrandir l'accès en attendant l'équipe. Entretemps, la topo est finie et Stoche a progressé dans l'actif aval, il racontera, la suite nécessite une massette (non topo). Tout le monde vient visiter "ma" première en s'extasiant, et en continuant de topoter. On arrive à forcer le conduit terminal, arrêt sur l'eau qui arrive dans des blocs, avec une cheminée au-dessus (petite lucarne à revoir) ; le passage supérieur est vu, il donne dans une trémie où Stoche et Kinou progressent de poche en poche sur quelques dizaines de mètres (non topo, à revoir). Y'a encore un passage inférieur à voir, mais trop arrosé en ce moment. Bref, entre le terminus aval et ce coin, il y a de quoi faire (après encore une fois quelques aménagements de sécurité indispensables). Quel week-end !










