Mazouau, la spéléo qu'il vous faut ! Même si on en demande un peu plus...
Trois jours dans les Hautes-Pyrénées. Vendredi après-midi, Stoche, José et Marie aux Trois Zephs : 1er chantier, arrêt sur blocs de quartzite tombant de la glaise, trop dangereux ; 2ème chantier, on ouvre une poche argileuse de 3 mètres ; dernier chantier juste entamé, faudra retourner purger la parlementation et en faire au moins une autre. Y'a de l'air, y'a des coups de gouge, bref, y'a de l'espoir...
Samedi, arrivée du reste de l'équipe. Guston et Valentin partent prospecter, pendant que les trois de la veille + Gounel, Lionel, Guillaume et Annick partent à la grotte du Mont Aurous. Tandis que Gounel fait une escalade (qui queute) et que Lionel et Stoche le topotent puis déséquipent, les autres avancent en prenant le temps de bien agrandir l'étroiture du Faux Terminus puis la remontée vers la salle de la Crème Brûlée (fine croûte de calcite sur argile...). Guillaume passe très vite l'étroiture terminale, arrivée dans du grand, mais faut équiper. Re-agrandissement le temps que tout le matos perso laissé en route et le matos des grimpeurs arrivent sur site... et c'est parti : descente d'un plan incliné sableux, vue sur 2 beaux tubes, attente fébrile sur un col entre les deux. Ensuite une galerie avec un micro-actif, vers le haut superbe conduit, mais bouché par l'argile au bout de 20 ou 30 mètres. En bas, derrière un petit col terreux, on redescend vers le petit actif, suite en partie bouchée par la calcite (et nos purgeages argileux...). Le soir, on peut voir en live la topo avancer sur l'ordi... et déguster les célèbres "nouillastoches" bien méritées.
Dimanche, avec José en moins (dos pété) et Guston en plus (pressé d'en découdre), on retourne au fond du Mont Aurous. Stoche va micro-charger le terminus aval, où il se trempe comme un canard, puis Lionel va tout autant s'y pourrir en faisant l'équipement du puits étroit qui part sous l'étroiture. Ca donnera un P8 pas large, avec un fond peu recommandable et de toutes façons trop plein de flotte pour tenter quoi que ce soit en cette saison. Pendant ce temps, les autres attaquent la désob du terminus argileux. Contrairement aux étroitures précédentes, seul le haut est en compartiments assez désséchés pour les enlever aisément... et encore ! Dessous c'est du bien gras, visqueux et compact, et c'est à la pelle américaine qu'on désenglue, pelle qu'il faut elle-même désengluer avec un autre outil... Heureusement, par moment la buée disparaît et un mouvement d'air nous redonne le moral. On va s'y acharner, même si on voit qu'il y en a encore pour un moment, car la voûte est bien jolie... et puis y'a que là. Avancée d'1,50m environ, les affaires sont pourries, les mains sont palmées, les bottes restent collées au sol, la corde sera bien chargée avec glissades de bloqueur à la clé. Mais on reviendra. La grotte approche gentiment des 300 mètres de développement, toujours un parcours en montagnes russes... et des suites certaines, ça ne peut pas s'arrêter; mais on pourrait avoir plus de répit entre 2 étroitures !






















