Bouche Rouge, « Cerf Violent », et « Zeph Volant », et réciproquement
Belle journée pour aller sur le Pays de Sault, air limpide et plutôt frais… Avec quelques péripéties… Partis à 5 (Grillou, Marie, Guston, Valentin alias Gustonet, et Maurice)… Un petit froid jeté par le passage d’une vipérasse de mauvais aloi au bord du champ, mais apparemment je suis la seule à l’avoir vue. Gamatage à Bouche Rouge, essentiellement des cailloux du boum de la dernière fois. Grillou en remet une volée, puis on mange, et on sort tout ça. Y’a du boulot, même si on sent une brise agréable quand on y met le museau. Quand une nouvelle parlementation devient nécessaire, Marie en profite pour aller au Cerf Volant ; but : taquiner les parois ébréchées la dernière fois et y voir un peu mieux ; c’est Maurice qui l’accompagne. Après une traversée prudente, voire timorée, d’un troupeau de vache agrémenté d’un taurillon, désob pas du tout ergonomique, à l’égyptienne. Si le trou aspirait la semaine dernière, aujourd’hui il souffle assez nettement… La parlementation effectuée, l’équipe de Bouche Rouge rapplique, et Grillou, fureteur en chef, commence à roder aux alentours, puis de plus en plus loin, jusqu’à ce qu’on l’entende réclamer à cor et à cris son casque. C’est qu’il a trouvé un trou, le bougre ! Plus haut et plus à l’est que le Cerf Volant (renommé par Grillou Cerf Violent), c’est le « Zeph Volant ». Un air aspirant effectivement violent, juste un trou d’homme, 3m plus bas c’est un peu plus large – on s’y est entassés à 5, un conduit cannelé qui descend de quelques mètres, tandis qu’en bas du premier ressaut une étroiture nous nargue. Heureusement, les outils du trou précédent ont suivi, Grillou – toujours lui, on ne le tient plus ce garçon – s’acharne sur le passage après avoir sorti des blocs, d’autres s’y mettent aussi, Maurice fait une première tentative, mais coince aux épaules ; ça finit par passer : quelques mètres, descendant vers un trou sous des blocs… avec du beau noir et plus large (à ouvrir toutefois), ça descend dessous. Et juste à gauche de l’étroiture, passage en hauteur qu’on dégage un peu, là aussi ça a l’air pas mal, même si les blocs dessus sont moyennement sympas. Bref, un joli moment d’excitation et d’effervescence, tout le monde a passé l’étroiture, même notre vaillant rugbyman Valentin dont c’était la « première première ». J’oubliais, Grillou, décidemment intenable, a trouvé une fissure bien aspirante quelques mètres plus bas !








