Pas de cul avec l'accu...
Munis de nos fidèles climbing toys, nous retrouvons avec plaisir la climatisation naturelle de l’aven en ce premier jour étouffant de l’été.
Le programme est simple : déséquiper l’escalade jusqu’au départ de la fissure Sud ; équiper la dernière partie de l’escalade ; terminer la reconnaissance du sommet atteint deux semaines plus tôt et installer une voie de descente côté puits d’accès.
P@trick le Jeune se charge du premier volet tandis que je m’intéresse aux deux autres. En suivant la fissure de plafond sur une quinzaine de mètres vers l’aval, je me retrouve devant un pincement que je reconnais immédiatement pour en avoir atteint l’autre côté deux mois et demi plus tôt. Je le franchis sans encombre et restant en hauteur, j’arrive rapidement à la base de l’escalade exposée donnant accès à la géode aragonitesque.
L’équipement d’une main courante – 3 goujons – entre le sommet de l’escalade et la plateforme dominant les puits d’accès permet de détecter une défaillance de l’accus Ni-Cd flambant neuf. On ne peut plus faire confiance à rien !
Nous laissons tomber la reconnaissance intégrale du puits donnant dans le passage normal, nous contentant d’équiper une voie de descente décente dans des concrétions qui nous offrent deux amarrages naturels bienvenus. Quinze mètres plus bas, le percement d’un trou dans une arête de calcite – pose d’un déviateur – finit d’épuiser l’accu cacochyme. J’atterris sur la grande main courante de -100 m.
Nous remontons quelque peu frustrés, d’autant que la prochaine séance n’est prévue qu’en septembre…
Texte envoyé par Patrick Géa.