Jeudi 13 mai 2021

En cette belle journée de l'Ascension je suis de retour dans les Pyrénées, quittant les massifs granitiques de la Corrèze, pour retrouver nos beaux calcaires Pyrénéens, dans la terre sainte qu'est le Nistos. 

La dernière sortie (30 décembre 2020), nous avions atteint très certainement la côte des -200 (estimée à -207), avec un arrêt sur un ressaut à ouvrir.

Nous partons ce jeudi à trois pour retourner au fond du Gouffre des Mille Feuilles (Damien, Adrien et Mael). On entre dans le gouffre à 9h30 et on descend jusqu’au puits des imberbes assez rapidement (-200). A cet endroit, la dernière fois nous avions laissé un point d’interrogation, un semblant de galerie au milieu du puits : Dams y jette un œil à la descente, mais au final ce n’est qu’une petite chambre, ne donnant rien. On continu donc notre descente, après un étroit dans le mondmilch, un P4, on se retrouve au niveau du terminus. De là, nous avions fait une escalade de 2/3m en remontant dans le méandre, tandis que l’eau continue de descendre sous nos pieds dans des passages impénétrables. Nous nous étions arrêtés devant un passage à ouvrir au-dessus d’un ressaut, avec seulement la visibilité sur quelques mètres, mais nous entendions le ruisseau en contre bas.

Ancien terminus

On commence à ouvrir le passage, et en deux temps trois mouvement on arrive à descendre le ressaut qui fait 2m donnant sur un palier. On arrive à voir la suite, qui s’avère également étroite, donnant sur un palier 3 mètres plus bas. Néanmoins les cailloux se faufilent sous ce palier et dégringole jusqu’au ruisseau en bas. Rebelotte, on ouvre le passage, on met une corde et on atteint le palier suivant.

Palier R2

Palier P3

 

 

 

Et là ? Rebelotte ! On ouvre l’étroiture, et on commence à voir la suite ! Ce palier semble correspondre au niveau du P4 (-207). Une main courante est installée, donnant accès à la suite, un beau puits rejoignant le bas du méandre. On devine un petit affluent au-dessus du relais qui fournis un peu d’eau (sachant qu’aujourd’hui il y avait très peu d’eau dans le trou). Le puits fait entre 8 et 10 m, suivant où l’on s’arrête. En effet, le méandre à cet endroit est relativement spacieux, il fait une quinzaine de mètre de long que l’on doit parcourir en opposition.

Passage vers P10 cocobongo

P10 cocobongo

Méandre en bas du P10 cocobongo

Vue du haut du P10 cocobongo

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La suite on la trouve comme d’habitude, en suivant le cours d’eau. Un nouveau ressaut de 2m que nous agrandissons pour descendre en nous aidant d’un petit bout de corde, car ce n’est pas évident … Ensuite ce n’est pas bien large, un méandre étroit sur 4 mètres de long donnant sur une zone concrétionnée un peu plus spacieuse où l’on tient à 2. L’eau passe en dessous de nous. La suite est là : une nouvelle chatière nous attend de pied ferme. A cet endroit, les concrétions sont tapissées de guano ! On commence à ouvrir le passage mais il commence à se faire tard, nous aurons la surprise de notre dernière investigation la prochaine fois. Néanmoins on peut voir ce que la suite nous réserve sur quelques mètres. Derrière la chatière, un ressaut de 2/3m pour rejoindre le ruisseau. En bas il y a un peu d’espace et on voit sur 5 mètres. On retrouve un rétrécissement du méandre, et un virage au bout… Mais on peut plus ou moins entendre un petit écho, un peu étouffé par les virages qui nous attendent.

Suite P2

Passage étroit fond

Guano au fond

Terminus à ouvrir

La suite semble de bon augure ! C’est comme d’habitude, on peut résumer nos explorations en 3 mots : méandre, étroit, puits... Nous avons surement atteint la côte -220 d’après nos estimations. La prochaine fois que nous irons au fond, ce serai bien de lever la topo entre -187 (dernier point topo) et le terminus... 

Lors de cette sortie, il est intéressant de noter que lorsque nous sommes arrivé au fond les températures du gouffre et de l’extérieur étaient à l’équilibre : il n’y avait aucun courant d’air. Vers 13h, nous avons constaté un courant d’air soufflant, et puis vers 15h aspirant. Pour de nouveau ne plus ressentir de courant d’air à partir de 17h… Les conditions climatiques de l’extérieur qui nous ont étés fournies par les terriens restés en surface corrobore nos observations : un coup de chaud vers 13h, puis de la pluie et un refroidissement vers 15h…

On sortira pour 19h10 avec près de 2h10 de remontée à un bon rythme.

TPST : 9h40

Remontée P10 cocobongo

1000F - COUPE Fond 13-05-21