Ca nous change de ne pas désober. Au programme, deux jours dans les Hautes-Py (Stoche, José bien sûr, et moi). Le premier jour on monte à la station de ski de fond de Nistos, sous la pluie, pour y retrouver un Adrien quelque peu désoeuvré, la station ne fonctionnant évidemment pas vu le peu de neige... Il a réussi à trouver un trou qui avait été vaguement indiqué, et recherché sans succès jusque là. Le laissant à son involontaire absence de labeur, on part dans les plaques de neige rejoindre une pente bien raide, sans neige heureusement, et on cherche longuement, en descendant trop bas. Enfin, on trouve l'entrée, pas évidente dans un versant sans affleurements rocheux. L'endroit le mieux placé pour planter le premier goujon se révélant être un bloc coincé de mauvais aloi, c'est sur lui que l'on découvre l'unique spit du trou, bien rouillé et traversé par une fissure. Point de première donc... Bref, Marie puis José descendent un joli puits dans une roche très noire, tout comme l'argile bien glissante de la pente. On retrouve l'argile au fond, ainsi que des éboulis jonchés d'ossements (celui en connection serait du sanglier), plus 2 salamandres et 3 grenouilles... Ca part en grand méandre, pas longtemps, comme il n'y a aucune perspective de suite on topote dans la foulée. Stoche pendant ce temps a prospecté alentour, sans succès... Le trou pourrait correspondre à un gouffre mentionné dans karsteau mais pointé nettement plus bas (explos de 72).

ambiance glauque à la station de Nistos

à la recherche du trou

José vise

bout de galerie

paroi concrétionnée

squelette

et il rigole dirait-on

remontée

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, encore un gouffre au programme, celui-là on sait déjà qu'il est connu, mais l'équipe Bassia souhaite en voir le fond... C'est le "gouffre de la Hèche". On retrouve donc Alain (GAS), Sandrine et Patrick (GSHP) à la barrière, pour monter les pistes jusqu'à celle qui mène au GPT, piste que l'on emprunte un moment pour ensuite descendre nettement plus bas. Le temps est froid mais lumineux... Bien différent de la veille ! Les coordonnées permettent de trouver aisément la grosse entrée, et Patrick s'attaque à l'équipement. Le trou aspire nettement, probablement juste l'air froid qui descend vu la suite... Stoche préfère là aussi rester dehors et prospecte entre le gouffre et le GPT. Très beau puits, ça s'amenuise vers le fond, où Alain va s'attaquer à une escalade scabreuse contre un éboulis pour aller voir ce qui paraît être la seule perspective, qui est marquée d'un point d'interrogation sur l'ancienne topo. Puisque ça ne donne rien, on remonte en faisant des photos (Alain a amené un stock de flash, on devrait voir les photos sur le blog du GAS bientôt, j'espère), pendant que Sandrine sortie un peu avant allume un feu avec Stoche... Un beau gouffre, une bonne ambiance, bref une belle journée, même s'il n'y a pas de première à la clé... J'oubliais, Sandrine est la co-autrice avec Josiane Lips de l'article salvateur sur la zigounénette paru dans Spelunca, j'ai pu la remercier en direct !!!

cheminement

paysage

belle entrée

descente

corrosion

Sandrine à l'assurance

Alain à l'escalade

Patrick le topographe le crayon entre les dents