Très impatients de voir ce que pouvait donner la suite, c'est Dom Stoche et Kinou qui s'y collent dès l'aube ce matin à 9h00.
Le constat est net, le chantier est plutôt confort.

Chantier sympatiqueMais faut quand même s'y collerOn décide de ne pas toucher au pont, qui va plutôt nous servir pour poser le thermos de café et la gâteaux. Il a l'air bien maintenu par la calcite et ne nous gêne pas vraiment. On s'attaque donc au bloc de dolomie, sur lequel on va devoir s'acharner un bon moment. En effet, il se délite en tranche et ne va pas nous faciliter le boulot.
On finit tout de même par en enlever un bon morceau. Le trou aspire bien au début et les fumées partent directement vers le fond.
Vers onze heures, on voit nettement l'entrée du puits, mais une poupe en calcite, dernier vrai obstacle pour passer, va nous narguer un bon moment. Les forêts passent facilement au travers, et les coups de masse répétés de Stoche l'effleurent à peine.
Une courte paille arrivera à en enlever une partie, et enfin le passage est possible.
Pendant que je m'équipe, Stoche et Dom installe la corde sur une bonne concrétion.
Deux goujons et c'est la descente. Un mètre après les amarrages ça passe, mais il faudra aménager si ça devait continuer.
Je devine l'impatience des deux restés en haut, faute d'avoir pris leur équipement et surveillant l'heure, Dom a un rendez-vous et on s'est engagé à sortir à 13h00, il est 12h30.

Je m'arrête à mi-puits sur un bon pallier, je suis descendu d'environ 5 à 6m. Je me trouve dans une grande faille aux parois bien concrétionnées. En fait la concrétion a tout envahi. La corde poursuit sa descente sur encore 5m bien visible, mais je ne vois pas le fond. Vu l'heure, je décide d'explorer au moins le pallier. Sur ma gauche, j'enjambe un gros bloc et une petite salle s'ouvre alors. Le long du bloc, ça plonge. Je jette un caillou, il semble aller plus loin que là où fille la corde: à examiner de plus près donc. Je reviens à la verticale du puits, je prends des photos et raconte en même temps. Vers ma droite, ça a l'air bouché par la concrétion. L'heure tourne et il faut remonter. Heureusement que j'ai pris le bloqueur de pied, pas facile de s'extirper.

En face, la corde dans le dosVers ma gauchePetite salle derrière le blocVers le haut du puits, pas large

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Là ça descend

Depuis la petite salle

Vers le fond à la verical du puits

 

 

 

 
Au final, nous avons réussi à dégager l'entrée du puits et à en descendre une partie. L'espace attient est large et mérite qu'on l'explore à fond pour déterminer où est la suite, car le courant d'air, aspirant au début, s'est inversé et souffle froid, ça vient bien de quelque part.