Récupérer le maximum de données de l’observatoire du Cotiella pour pouvoir clôturer l’année restait une priorité. Celles d’Armeña restaient d’un accès difficile, mais le barranco du río Irués semblait plus accessible. D’autres parts, la justesse des pluviomètres de plan de pouts et des Haussadets devaient être contrôlée.

Chaque pluviomètre subissait une série de 5 tests, soulignant une sous-évaluation respective et similaire de 20%, chance que ce soit la même erreur pour les deux… La conclusion est qu’il pleut d’avantage à Plan de Pouts qu’aux haussadets (≈ 20%).

Vu l’heure (19 h), l’apéro est incontournable chez les Campan et une petite heure de parlottes bien agréable et chaleureuse. Mazouau était à bâbord vers 20 h mais l’heure tardive incitait à passer le col au plus tôt avant le gel nocturne, puis un pastis de plus aurait été de trop !

Le lendemain à la frontale, le sentier vers la Graners est parcouru lourdement, un peu engoncé dans une combinaison excessivement chaude, trop grande, qui se tassait au niveau de l’entre-jambes (j’entends les réflexions d’ici…). La frontale pouvait être éteinte sous le Chorro. Graners aspirait, du coup les parois étaient très sèches et la descente agréable. Déchargement de Graners-1 avec le PC du bureau pour récupérer les données originales de la sonde sur ce PC ne recevant en principe que les données transférées, avec des risques d’erreur d’horodatage.

Aux Fuentes Blancas, c’est un tout petit débit d’étiage et le déchargement de la sonde de conductivité s’effectue sans problème.

A la station hydrométrique de la passerelle, le déchargement est rapide, le niveau de l’eau à 22 cm est un niveau d’étiage. La semaine précédente il était descendu à 14 cm, bas record historique depuis le début du suivi.

Le ciel s’est dégagé, le paysage est splendide, Castillo Mayor est coiffé de neige, la brume s’en élève comme un panache de vapeur d’un volcan. Sur le retour, l’épaisse combinaison est retirée et s’est en slip que le trek se termine jusqu’aux abords de Badain où les habitants seraient choqués par le corps d’athlète.

A Parzan, « costillas con pimiento verde y una botelia de somontano, hostia ».

Bref, que du bonheur.

Piètre photo mais on devine la Cues au fond caressée par le soleil levant, et la brume s'élevant de l'Irués au premier plan.