Mercredi 25/04/18

Si au départ la mission était d'aller grimper, le temps nous à contraint invité à aller sous terre. Lili étant maintenant habituée au monde souterrain et de base à l'aise sur corde, on choisit d'aller rendre visite au 1000F. José étant trop impliqué à l'aéroclub, je n'arrive à le joindre qu'aux alentours de midi. Nous partons donc depuis la ferme des Campans vers 14h, le plafond est bas mais ne menace pas pour l'instant. 

Après quelques aller-retours, lancers de cailloux par la jonction Gounel Express (dont les echos semblent interminables) et inspections des point d'interrogations qu'il faudra éclaircir on descends enfin au méandre terminal. Une fois en bas, on mange et j'en profite pour remonter (à pied par rapport à l'arrivé du P40) au niveau du pied de la jonction qu'a équippé Gounel (l'objectif était à la base de relier la jonction au fond), il manque 10m. Deux solutions: remonter la corde du fond et installer un rappel d'env. 30m avec deux légères dévias ou laisser le reste de corde au fond et ajouter une petite de 10m en fractionnement après les 20m déjà en place. J'ai oublié la corde au fond, à voir donc. 

Vous vous doutez bien que je ne suis pas allé au 1000F les kits vides; je trimballe le perfo, sa batterie et le reste du matos désob, impossible pour moi d'aller au fond sans avancer. Cela permet aussi de montrer à Lili la vrai spéléo; celle ou l'on se bat difficilement contre le karst qui était là bien avant nous (et semble vouloir y rester). Le véritable fond est assez austère pour travailler (Maël, Gounel, Annick et Guillaume peuvent en attester), peu d'espace, un long passage étroit qu'il faut difficlement traverser avec le matériel et quitter pour tirer, le caillou y est très dur et compact et je foire assez vite une mèche déjà bien fatigué, l'autre est déjà morte. Le premier trou est inutile car il traverse (pour ceux qui ont vu l'endroit, j'ai perçé au niveau du coude terminal que forme le méandre) mais le second, bien que complexe à forer à cause de la mèche et de la position exotique que je suis contraint de prendre, marche super bien.

Nous n'avons pas l'heure mais avons pris le temps sur les manips, vu l'efficacité des mèches il va donc falloir remonter sans en poser d'autre. Encore un voire deux tirs et nous pourront de nouveau rejoindre le niveau du ruisseau (car nous sommes actuellement sur des banquettes au dessus) et voir si ça passe "à l'Egyptienne", on devrait réussir à s'y faxer.    

Lili a trouvé le trou très beau et intéressant sur corde, toujours une super ambiance dans le P40 qui s'ouvre et s'élargit à mesure que l'on s'y engouffre.. je ne m'en lasse pas. 

C'est assez frustrant car le topo est pratiquement fini (et superbe, bien-sûr!), c'est le fruit de pas mal d'heure de travail -je me suis un peu pris au jeu- mais il est sur mon ordi à Toulouse et je suis.. dans le piémont! Vous l'aurez bientôt et ces récis vous parraîtrons plus clairs je l'espère.

A quand un nouvel assaut appuyé du reste du SCM ? (Voire même des jeunes du SSP si ils ont peu de temps?..). Beaucoups de points d'interrogations dans ce trou, hier encore nous nous sommes retenus de remonter un affluent, de faire un pendule, une petite escalade... ça ne manque pas.