28 mars, en binôme avec Stoche, tournée des sites. A laidoux, la fluorescéine est encore bien visible dans la vasque, la profondeur d’eau permet de mieux desceller sa présence. Stoche prend une photo et s’aperçoit que la lumière du flash optimise ce caractère sur le cliché ! Il vient de découvrir une nouvelle méthode de détection quantitative à peu de frais (c’est lui qui fournit les flashes !), plus sensible que l’œil humain. La cellule du 376 est nettoyée, des prélèvements sont effectués dans la vasque et en amont, dans l’Argent Double. Dans la courbe un peu en amont, l’eau nous paraît verdâtre… On échantillonne, en cas.

A Bibaud, le nouveau procédé de détection est expérimenté, le résultat est bluffant ! Sur la photo, la présence de fluo est flagrante, même l’œil commence à la discerner, au gré des rayons du soleil à travers le feuillage.

Quelques matériaux nécessaires pour établir un barrage sur l’écoulement de la source avait été amené sur place. Malgré qu’il n’ait été rassemblé « de mémoire », il est adaptable au site et bon an mal an rapidement installé. Quelques pelletées de terre tentent de rendre l’ouvrage étanche, le niveau d’eau s’élève en amont… proportionnellement à la pression s’exerçant au bas de l’ouvrage d’ART ! Tout est prêt pour le premier jaugeage du débit, photographe à l’affut. Avant que le contenant taré ne soit rempli, catastrophe, le barrage cède et emporte avec les flots un résultat qu’on peut estimer entre 10 et 20 l/s (à la louche !). Néanmoins, nous sommes satisfaits et reviendrons avec des planches plus résistantes, des ancrages meilleurs et la source de Bibaud dévoilera ses charmes (pardon, son débit). Nous maîtrisons à présent la technique !

De retour à Alzonne, l’examen détaillé de l’enregistrement précédent (23 au 28 août) à Bibaud n’a pas été gravé sur la carte mémoire !  Nouvel aller –retour pour tenter de comprendre. Des essais successifs sont lancés, avec différentes positions du rotacteur du pas d’enregistrement. Il semble que le problème vienne de lui, ne connectant pas un contact franc ( ?). Ces essais permettent de lire la concentration à ce jour, elle est toujours en augmentation mais reste bien inférieure à celle de Laidoux. Il ne peut pas s’agir d'un sous-écoulement de l’AD, la concentration plus faible et le retard de la réponse à Bibaud permet écarter cette hypothèse.

Ayant positionné très, très, très délicatement l’acquisiteur sous le toit de la cabane, la tête penchée dans l’intervalle, l’œil pointé et appointé vers le petit voyant rouge, il clignote … Jusqu’à quand ? Il ne faut pas être anxieux pour ce boulot.

 

L'angle de l'éclair du flash judicieusement choisi met en évidence la présence de la fluorescéine.

La pression s'exerce au bas de l'ouvrage d'ART...