Chutes de neige et agriculteurs en colère s’étaient ligués pour rendre le départ incertain, mais finalement avec un peu de retard nous avons pris la route nationale avec la berlingo de stoche. L’autoroute était interdite à Castelnaudary pour cause de manifestations.
L’état du réseau secondaire nous faisait craindre le verglas et nous avons pu reprendre l’autoroute « au noir » à Villefranche.
Arrivés à Montréjeau, José est venu nous transporter avec son tank… Il était bien pratique autour de Générest ! Il neigeait pas mal et Mr Rumeau nous a prêté un parapluie pour abriter le PC de terrain. Par la même occasion, nous avons fait le relevé du pluvio-thermomètre Chiquet. Le cumul des pluies depuis le 5 janvier atteint ici 151 l/m², pas mal pour un mois de janvier…
Au Trop-plein, le relevé est effectué à l’intérieur de la cavité pour éviter les flocons, stoïque José s’abrite sous le parapluie…
Au gouffre, Damien extrait la sonde de l’eau, le câble est rallongé de 1,115 m pour augmenter l’immersion de la CTD. En basses eaux (immersion 20 cm) la température de l’eau était impactée par la température de l’air ambiant, avant certaines intermittences de fortes crues la sonde risquait d’être émergée.
L’heure s’avançant et l’appétit grandissant, nous décidons de reporter l’installation de 2 ou 3 marches pour faciliter l’accès à la sonde TP par hautes eaux.
A la station hydrométrique de Plan de pouts, les sondes CTD et Baro-Diver sont déchargées.
Pour accéder à Grabiou chez Mr et Mme campan, le 4x4 de José est indispensable. La rude montée n’a pas été déneigée, c’est un tapis blanc immaculé de 20 cm de neige qui conduit à la ferme.
Comme des naufragés de la route, les Campan nous accueillent au chaud pour le casse- croûte tiré du sac. Nous ne repartirons pas sans avoir dégusté l’excellente liqueur style 43 mais en 44…
Au niveau de la caravane, Jean nous attend car il veut nous montrer une petite cavité en rive gauche de l’Arize. C’est certainement une ancienne résurgence dans laquelle se glisse Damien pour parcourir une vingtaine de mètres en rampant mais sans se coincer. Ce versant et plus globalement cette vallée mérite une prospection plus sérieuse.
Les données mensuelles du Poudac ne sont pas toutes dépouillées, mais il y a eu deux crues à intermittences sur un total de cinq supérieures à 2 m dans le gouffre. L’intermittence la plus forte n’a pas dépassé 7 m.

stoïque José s’abrite sous le parapluie…

Damien va remonter la sonde du gouffre pour rallonger le câble de suspension