Après une petite sieste réparatrice pour Domi et un bon café pour moi, nous partons avec de bons projets dans la tête et de quoi les concrétiser dans les kits.
Nous commençons par attaquer la descente vers la suite, pas vraiment au gabarit civière (Cf photo de Lionel de la remontée de l'étroiture du 4/11). Après 3 pailles, la corde mise en place nous est bien utile pour descendre. Nous installons 3 marches, une 4ème serait parfaite sur le haut pour terminer l'extraction de ce qui n'est plus une étroiture, mais seul le petit perfo, manquant, en permettra  la mise en place.
Contents de nous, nous allons voir la suite. Mouais, ça donne envie d'y aller, mais de gros blocs suspendus nous font de l'oeil.
"Domi, passe-moi le pied de biche". Je sonde, j'écarte, et deux grosses caillasses tombent, mais heureusement manipulables à la main. Le reste semble solidement en place, quelques blocs tremblent, mais sont bien à l'abri derrière la grosse lame en face de nous. Un rapide coup d'oeil vers Domi et nous sommes d'accord, ça tient! Je m'apprête à dégager les caillasses tombées quand la surprise se matérialise par une chute lente, comme au ralenti, d'un monstre qui s'extrait de la boue sèche derrière la lame et fini sa descente pile dans l'ouverture vers l'inconnu. Horreur! Inquiets, nous attendons de voir s'il y en a d'autres, rien ne se passe. Un éclairage du vide laissé par le monstre nous rassure, il bosse en solo, le bougre. Il nous en faut plus pour nous démoraliser... il reste de la batterie, hé hé!
Deux perçages plus tard, et beaucoup de déblais enlevés, il reste certes encore à faire, mais l'ensemble est stable et la visibilité vers la suite est revenue, ouf.
On décide qu'il est temps de sortir. La pluie nous accueille, il fait nuit, froid, et il est 19h30.
La ventilation du trou est vraiment bizarre. Alors que la température extérieure est restée constante à 6°C, au début vers 15h00 il soufflait, puis il s'est mis à avoir des hoquets, pour aspirer franchement à la fin.