Spéléo Corbières Minervois

vendredi 23 août 2019

Le SCM dans la presse pyrénéenne.

article65

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jeudi 22 août 2019

Encore le plateau de Lacamp, mais pour une sortie découverte

Il s'agissait de faire découvrir la spéléo à Nora, la fille d'Yves et petite-fille de Bernard. Ce dernier ayant choisi Rouairoux, retour donc sur le plateau de Lacamp. L'entrée avait un peu souffert des dernières pluies, on a dégagé de la boue bien gluante et quelques blocs... Puis on est partis du mauvais côté, faut dire que c'était un peu encombré, et on a donc tournicoté et bien rampé avant de retrouver le passage. La balade ensuite s'est bien passée, la petite a été très vaillante... Les traces de mises en charge sont impressionnantes plus bas dans la cavité et rendent l'ambiance vers ce qui fut proche de notre terminus un peu glauque. Au-delà de cette zone, les argiles ont été copieusement lessivées, plus de traces de passage et l'impression d'évoluer sur une savonnette, ce qui nous a décidé à nous en tenir là. Quoiqu'il en soit, une virée sympa, et Nora n'a pas paru dégoûtée !

Bernard ouvre la voie

nora en étroiture

progression

poudingue et calcite

Papy Bern aux petits soins

Yves et Nora redescendent

sortie

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mercredi 21 août 2019

Coumebelle, suite mais pas fin (et pas faim non plus, d'ailleurs)

Objectifs de la journée : pomper avec une autre pompe dans le but d'atteindre la pompe défectueuse - l'arranger sur place (par exemple si juste ensablement) ou la sortir. Avec autour l'acheminement délicat du matos (rampings, passages étroits, aquatiques et biscornus sans possibilité de poser les kits...). Pour faciliter l'opération, et surtout pour garantir la sécurité au moment où on remet le jus, on a ressorti nos vieux (mais toujours efficaces) généphones. Il a aussi fallu mettre deux marches dans le ressaut (ça, c'est pour moi, sénescence oblige), faire 2 parlementations franchement pas commodes dans le méandre semi-noyé, enfin rabouter la pompe sur le tuyau de l'autre pompe et la mettre le plus loin et le plus profond possible... Tout ça avec l'équipe suivante : dehors Pupu, Rémy (fils de Domi), Valentine l'éleveuse et son compagnon ; dedans, et on n'était pas de trop : Coco, Domi, Alain Li, Pedro et moi. Pendant les laborieuses parlementations, la chicane en haut du ressaut a été vidée avec un tuyau, retour du coup plus facile et plus sec. Finalement, pompe en place dans environ 1.5 mètres d'eau, ça marche. Il y a une poire manque d'eau, donc on peut laisser vivre le temps d'aller manger un super repas dans le campement bucolique de Valentine... Elle a pu vérifier que l'eau remonte bien jusqu'à ses maigres réserves, alors même qu'on a utilisé une pompe plus petite que celle initialement prévue. Toutefois, le débit n'est pas fantastique (2 m3 / heure estimés), et ça prendra plus de temps qu'on ne le prévoyait, pas possible d'envisager atteindre le lac aujourd'hui. Du coup, après être retournés vérifier la descente de l'eau (50cm) vers 16 heures, on laisse la pompe en place et on sort le matos, en laissant toutefois la ligne du généphone avec son touret au fond. Valentine nous tiendra au courant en contrôlant si l'eau arrête de couler (au risque d'agacer et/ou faire rire Coco : dommage qu'on n'ait pas pu vérifier que la poire manque d'eau soit bien libre, dans ce méandre étroit... et a posteriori j'ai regretté qu'on n'ait pas prévu une cordelette pour la maintenir le temps de l'intromission ô combien délicate de la pompe, effectuée par notre mince Domi !). En tout cas, il va falloir y revenir, on envisage ça la première semaine de septembre, bonnes volontés du milieu spéléo bienvenues...

on s'équipe

ramping

plage basse de plafond

instrument miracle dedans

instrument miracle dehors

préparation pompe

préparation pompe suite

c'est par là

oui c'est vraiment par là

chicane vidangée

équipe de surface

sortie

chouette il fait soleil

de quoi reprendre des forces

à table

évaluation débit

Pedro sort de la chicane

 

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lundi 19 août 2019

Menus travaux à Laidoux

Coco, Domi et moi, avec l'installation d'une cornière destinée à recevoir une échelle limnimétrique, si on obtient les financements ad hoc. Intérêt de l'opération : profiter du niveau de l'eau extrêmement bas pour installer de quoi mesurer y compris lors de ces baisses de niveau. Stoche, c'est une trentaine de maures (papillons) qu'il y avait au plafond juste à l'entrée !

de niveau

perçage

sciage

collage

vissage

de l'intérieur

plafond de papillons

 

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lundi 12 août 2019

De retour du camp d'été...

Un camp d'été très agréable : météo, lieu (le gîte bucolique d'Aventignan), la qualité des repas (mentions spéciales pour la paëlla de José et Thérèse, et les samoussas et le tiramisu de Mumu et Jean-Chris !), et bien sûr le fait d'être en bonne compagnie. On s'est retrouvés jusqu'à 25 à table, avec l'ambiance au rendez-vous. Et des activités diverses (escalade, visite de Gargas, tourisme, pêche, mots croisés de haut vol...). Sans oublier une petite conférence à l'attention des habitants du village...

trop dure la vie

trop dure la vie 2

ça papote

ça pêche

 

 

 

 

Tout ce petit monde ne fait pas de spéléo, mais il y a eu quand même pas mal de sorties. Certains objectifs n'ont pas été effleurés, comme le Mille Feuilles ou le RP2 (la Poudge), mais on ne peut pas être partout. En bref, il y a eu une sortie "classique" avec l'actif de la Hèche et la traversée du fossile en sortant là où on avait ouvert il y a quelques années. Kinou mettra des photos. Une sortie méritoire au RP3 (via la célèbre "cage aux folles"), avec beaucoup de boue et des blocs avec du vide dessous, un chantier pas évident... Mais le plaisir de la superbe nature extérieure quand on sort sales comme des gorets. Et deux séances côté Haussadets, aux trous souffleurs du bord de la piste ainsi qu'à Cendrillon.

trou souffleur

trou souffleur bottes

 

 

 

 

Les deux cavités qui nous ont le plus accaparés, c'est d'abord le trou du Vélo (Nistos) : du boulot déjà pour atteindre le terminus de nos filiformes jeunes, puis ouverture d'un passage avec une jolie explo derrière. Dans l'autre branche, l'oeil gustonien a repéré un passage qui, après agrandissement et franchissement d'abord par Léa, notre "miss Passepartout", a donné un bien joli bout de méandre. Fouille intensive, en ouvrant des passages boueux, escalades, jonction entre les deux branches, et enfin topo (que Stoche mettra). En tout peut-être une centaine de mètres de plus.

Domi

gounel dans un des fonds

Léa sort de l'étroiture

remplissages

corrosion

 

c'est grand

acrobaties gouneliennes

concrétions sur boxwork

passage menant à la jonction

passage menant à la jonction bis

 

 

 

c'est là que ça jonctionne

Léa pose dans le méandre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ensuite, c'est le Gouffre de la Piste Trouée (GPT) ; l'enjeu, c'est de savoir assez rapidement ce qu'il a à offrir, avant que les forestiers le rebouchent lors de travaux programmés à l'automne ou, s'il y a une suite, amènagent l'entrée pour qu'elle soit compatible avec le passage d'engins. Plusieurs sorties, d'abord sécurisation de l'entrée, puis agrandissement de la lucarne quelques mètres sous l'entrée, enfin descente d'une trentaine de mètres. Un rétrécissement a ensuite été franchi après désob d'un remplissage d'argile et cailloux, puis parlementations au-dessus d'un pont rocheux, pour descendre finalement 10 mètres plus bas. Là, étroiture sévère, avec toujours beaucoup d'air. La 2ème "miss Passepartout" est entrée en action, cette fois c'est Annick : elle a pu avancer de quelques mètres dans une diaclase bien fine, avec derrière elle une lame empêchant l'accès aux moins minces. Cette lame a fait l'objet de travaux lors d'une dernière sortie, mais au-delà du résultat attendu, nécessitant un sacré déblayage, via une étroiture inconfortable. On n'a donc guère vu plus qu'Annick ; le fond de la diaclase, plein de moustiques (???), est rempli de terre et blocs, mais au sol un petit trou laisse rédouléger un peu les cailloux. Et l'air est là, donc on y revient dès que possible !

brume

pas large sous la lucarne

sous bloc coincé

agrandissement fond provisoire

descente dernière tirée

Guigui au fond du puits

étroiture fond avant

étroiture fond après

diaclase terminale

suite à ouvrir

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mercredi 31 juillet 2019

On les aime les gamates...

Encore une sortie gamatage, cette fois-ci on était à Peyremale (trou au bord de la piste, près de la Palette Bleue), Kinou, Domi, Stoche et moi. Le bon côté, c'est le climat local, exécrable en hiver, mais idéal quand il fait chaud (et aussi une pelouse pleine de papillons). Le mauvais côté, c'est que la fissure est étroite et fort encombrée. On réouvre aussi le passage sous l'entrée, rempli de déblais de désob, pour pouvoir topoter... La nouveauté du jour, c'est la nouvelle mascotte de Stoche, qui en est déjà gaga.

fond

zone sous l'entrée

nouvelle recrue

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samedi 27 juillet 2019

Soubouistrou lala itou

Il y avait eu une sortie dimanche dernier pour évacuer du stockage intermédiaire vers l'extérieur, puis du fond vers la zone de stockage, après que Stoche ait fait une sortie d'aménagement en solo. Depuis, le chantier prend une toute autre allure, avec Jean-Michel E qui s'est motivé pour le courant d'air, sans être rebuté par l'étroitesse du fond. Du coup, essais de diverses gamates à roulettes (pas concluants), aménagements des virages avec glissières, dans le but de réduire le nombre d'esclaves nécessaires pour sortir les gamates. On devait être un paquet aujourd'hui, mais il y a eu des défections du fait de la flotte... pas mal de boulot quand même : le matin, Stoche et Jean-Michel ont continué les aménagements, et l'après-midi Grillou et moi les avons rejoints, avec un peu plus tard le renfort de Daniel Constans. Beau tas de cailloux, mais il y encore de quoi gamater, avant de continuer à bosser au fond...

on va attaquer

mais que lui a fait cette gamate

de l'intérieur

installation

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vendredi 26 juillet 2019

23/24 juillet 2019 : Après les chèvres, les rongeurs…

On ne pouvait pas mieux choisir pour enchaîner les randonnées sur le Cotiella… 40°C sur les routes depuis Barcelone, 25 °C à 2200 m d’altitude ! En compagnie de Ramon cette fois, en vacances et voulant en découdre, le raid est lancé avec un programme chargé.

Jour1 : Aller-retour au Llenero sur les stations météo AIR et SOL, 3 h ½ h d’ascension, 1 h ½ de maintenance puis 3 h de descente pour 1000 m de dénivelé. Tous les entregistreurs sont déchargés, le pluviomètre sol est étalonné. On découvre l’isolant du câble rongé en plusieurs endroits jusqu’à cuivre par des souris (ou cousines de) indélicates. La continuité électrique est encore assurée, mais l’adhésif enroulé comme réparation pourrait bien servir plutôt d’appât que de répulsif…

Le massif est contourné en voiture, face au splendide panorama sur la peña Montañesa, le thermomètre annonce 40°C sur l’asphalte… Arrêt à Badain pour aller prendre les données aux fuentes Blancas et à la Passerelle, 3 heures de marche de plus… Mais en prime un bain rafraîchissant dans la Garonna de los Molinos. Le site était désert, c’est cul nu que nous avons joué les têtards !

Jour 2 : Après une 2ème nuit à la belle étoile  mais cette fois à Lavasar, le petit jour nous a surpris montant vers les aiguilles de Lavasar (500 m d’ascension mais nos jambes n’ont pas oublié les excès de la veille). Arrivés à la station météo, on découvre le câble du pluviomètre automatique complètement sectionné cette fois, par d’autres rongeurs… Et là, la réparation est impossible, même de fortune. Les dernières impulsions ont été transmises le 10 juillet, même pas un mois de fonctionnement !  

Dépités, nous avons continué vers la grotte C35 que nous n’avions pas pu explorer le 13 juin car l’entré était encore sous un névé. La cavité allait nous faire oublier nos déboires. Nous avons parcouru une grosse centaine de mètres dans une galerie d’abord en forme de méandre avec des formes karstiques intéressantes, puis après un Z, le conduit bien marqué le prend la direction 130°N (vers les aiguilles et Ibonet). Sur une dizaine de mètres, les parois sont tapissées de baguettes de gours spectaculaires. Des bio-concrétions jonchent le sol, un panneau les présente de couleur gris-bleu du plus bel effet.  Des pool fingers à 2317 m d’altitude, les spécialistes nous diront s’il ne s’agit pas des plus hautes découvertes à ce jour ! Un passage inférieur donne accès à une salle dans laquelle on note la présence de sable gris (glaciaire ?) et une cheminée comporte des traces de remplissage mais la présence de quartzites ou de granites n’est pas évidente. En reprenant le cours supérieur de la galerie, on chemine dans une galerie maintenant taillée « à la hache » avant d’arriver à un 1er ressaut ébouleux très instables (parois en décompression) où nous avons utilisé la seule corde en notre possession. Encore quelques mètres plus loin, le puits attendu est bien là, profond de 5 à 6 m, de vieilles chevilles (1980) sont visibles en parois. L’exploration s’arrête là pour aujourd’hui. Sur le retour, nous remarquons la forme arrondie des parois verticales mais agencées sur un rayon concentrique… Nous circulons en fait dans l’interstrate de couches verticalisées dont les « Agujas de Lavasar » sont l’exemple extérieur. Dissolution et distension tectonique ont favorisé le creusement de cette paléo-perte liée au lac temporaire d’Ibonet 100 m plus haut et 400 m plus loin. On serait peut-être à la limite du bassin d’alimentation de Fornos avec un autre plus oriental en rive droite du ravin de Galiners (très rapides observations à confirmer avec d’autres regards et topo, études complémentaires). Vivement de découvrir la topo de cette cavité découverte dans les années 1980, cherchée en vain pendant les campagnes estivales Lavasar et Baticiellas (2005 à 2007), et dont il n’existe que quelques citations dans la littérature du massif.  

Même les conducteurs en cuivre des câbles des pluviomètres automatiques ne résistent pas à l'appétit des rongeurs.

Une galerie de belles dimensions à 2317 m d'altitude

On circule dans l'interstrate de couches redressées à la verticale

Pendant plusieurs mètres, de spectaculaires baguettes de gours couvrent les parois

Posté par jeanclaudegayet à 06:20 - Commentaires [1] - Permalien [#]

jeudi 18 juillet 2019

Pas folichon le fond de Valbonne 1

On a attaqué récemment ce petit trou car comme le veut la tradition, il est BIEN PLACE. Il souffle un peu, il est facile d'accès, etc, etc... et surtout ça nous évite d'aller au fond de l'autre qui est beaucoup plus problématique. On a fait une bonne séance aujourd'hui avec Gounel et Dom et comme vous pouvez le voir sur la photo jointe, le fond n'est pas très engageant. Il va falloir reprendre le fond de l'autre à -30 (voir la topo publiée le 9 juillet) quand on aura trouvé d'où vient vraiment ce p.... de courant d'air.

fond VA1

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Au tour de Mont Aurous...

d'être la vedette du blog.
Très belle grotte découverte en 2012 et prolongée grâce à l'abnégation de Marie qui a réussi à y traîner à peu près tous les spéléos qui passaient dans le coin en les alléchant par la suite de la fameuse "boîte à prouts" qui a fait la joie des petits et des grands.
Au final, de très beaux conduits phréatiques hélas très colmatés par les remplissages, une belle grotte de 380 m de développement dont les passages sont aujourd'hui déséquipés. Ceux que ça intéressent peuvent nous demander la fiche d'équipement.

Mont Aurous plan

Mont Aurous plan désob

Mont Aurous coupe

Mont Aurous coupe désob

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