Spéléo Corbières Minervois

samedi 31 juillet 2021

Rapide aller-retour dans la vallée de

l'Argent Double cet après-midi. Au passage, le limnimètre à la passerelle emportée est relevé. A cet endroit, les intermittences ne sont plus sensibles et on peut jauger la totalité du débit de la résurgence, ce sera important pour le calcul de la quantité de traceur restituée. La sonde est déchargée dans la voiture sous une pluie battante puis réinstallée à la faveur d'une brève éclaircie.

Continuation vers la pommeraie et le réseau fossile de la source de Laïdoux. Le niveau est actuellement très bas lors des creux d'intermittences, hier 70 cm seulement à l'échelle limnimétrique. Dans ces conditions, il est à craindre que le flotteur supportant la sonde de compensation de PA dans des conditions de température constante risque de s'échouer sur les "plages de sable blanc" de la cheminée du siphon... C'est donc pour une vérification que le conduit est visité. La bouée est bien en place et ne risque pas de faire naufrage. La pression atmosphérique que la sonde mesure est utilisée pour tous les sites avec une compensation altimétrique, elle est déchargée.

C'est ensuite le tour du fluorimètre pour connaître l'évolution de la concentration. A 16 heures, elle était de 1.35 %g/l. Ça monte ! Du coup on peut être moins certains que les effets du traçage resteront invisibles... Dans la vasque de l'exutoire, un faisceau de lumière LED démasque la fluorescéine.

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La sonde Baro-Diver et son système de suspension lui permettant de flotter toujours à la même profondeur et à température constante. Les écarts de température nuisent à la mesure de la pression barométrique.

Posté par jeanclaudegayet à 19:43 - Commentaires [1] - Permalien [#]


30/07/2021 - Complexe Bories 3-Laïdoux, le temps des satisfactions

La satisfaction était grande quand nous avons découvert la chronique enregistrée à Bories3. Les traces résiduelles de fluorescéine sont minimes. La quasi-totalité du traceur a rejoint le karst profond, dilué dans la zone noyée de l’aquifère. C’était une préoccupation car nous craignions que le volume coloré ne fasse le « yoyo » dans le puits au grès des intermittences.

C'est la preuve aussi que notre hypothèse était réaliste, que chaque intermittence représentait un « transfert de masse» quelque part dans ce conduit vertical et validait l’idée saugrenue d’installer un fluorimètre sur le lieu de l’injection.

Notre dernier relevé de carte mémoire à Laïdoux datait du 23 juillet, pas la moindre trace de petit ppb . Mais aujourd’hui, 7 jours plus tard, la fluorescéine voit le bout du tunnel et pointe timidement son nez.

Les premières traces sont relevées le 25 juillet à 8 h 30 min, l’injection avait été réalisée le 3 juillet à 11 h. Le temps de première apparition est donc de 21 j 2 h 30 min pour une distance de 1350 m (vitesse de 1ère apparition : 2,7 m/h)

Pour rappel, lors de l’expérience 2012, le site de l’injection (perte haute) était distant de 2000 m de la source, la fluorescéine était réapparue 14 jours plus tard (vitesse de 1ère apparition : 6 m/h).

L’étiage sévère sévissant actuellement explique la moindre vitesse de l’expérience 2021. A ce jour, la concentration à Laïdoux est faible (0,74 µg/l), on devine déjà l’impact des intermittences sur la courbe de restitution. L’incidence visuelle sur l’Argent Double (moribond !) des 990 g injectés devrait rester sous le seuil de visibilité.

A Bibaud, l’enregistrement était encore vierge le 30 juillet.

Le diagramme général/période sur tous les sites est intéressant, mais la courbe des premières dizaines d’heures dans Bories pose beaucoup de questions… A suivre dans les prochains jours !

Niveaux d'eau et concentrations sur les 2 sites, pour la période en cours depuis le jour de l'injection.

Deux

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vendredi 30 juillet 2021

Chaude escapade aux Bories

Pas eu froid, ce matin, Coco et moi, lors de la descente jusqu'au ruisseau, et surtout de la remontée... Il s'agissait juste de relever les données dans le trou, ce que nous fîmes, et c'est à cette occasion que j'ai compris le pourquoi d'une opération paradoxale : l'installation d'un fluorimètre au lieu... de l'injection !!! Maintenant, Coco pourra dire en combien de temps le colorant a été évacué, et le corréler avec les oscillations relevées, puis avec la restitution... A part ça, les prochains, faites gaffe, des blocs se déstabilisent juste en haut de la 2ème corde, au changement prévu des cordes faudrait en profiter pour l'arranger...

lecture données sonde

ouverture boîtier

Posté par spelmarie à 18:37 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

mardi 27 juillet 2021

Quelques CRs, le SCM en vadrouille

Un peu de lecture (et même de la vidéo, des photos, des topos!) pour ceux que ça interesse!

Les premiers aveux du Mont-Caup (#3) : http://gshp65.blogspot.com/2021/07/montcaup-la-suite.html

Déconfinement d'enfer sur Zampory (Sima Garribal, Z127): http://gaspeleo.over-blog.com/2021/07/deconfinement-d-enfer-sur-zampory-5.html

En version totalement exclusive (mais quelle incroyable chance), la coupe plus détaillée du nouveau fond du Sima Garribal (Z127)

Fond_sima_garribal-1s

J'espère bien que cette année on aura le temps de faire un coucou (et peut-être plus) avec Adrien et Maël au camp estival du SCM, on a du pain sur la planche.. à très vite!

Posté par damdams à 21:25 - Commentaires [2] - Permalien [#]

dimanche 25 juillet 2021

Sextette à Bouche Rouge

Nouvel assaut ce dimanche avec une grosse équipe formée de Grillou, Jean-Michel et Stoche du SCM, Yan le terrible de l'AMES et Aude et Sébastien futurs SCM. On profite du nombre pour évacuer tous les gravats et blocs laissés sur place la dernière fois. Grâce aux aménagements (glissières) et à une nouvelle barquette brevetée JME, le travail est facilité, du coup les barquettes sont plus chargées, du coup c'est ch... mais bon tout se passe bien sauf quelques tirs foireux. Finalement le fond est bien dégagé et on s'aperçoit que la suite est en hauteur au dessus d'une fine fissure. Mais l'air vient de là et il y a un petit écho et beaucoup de boulot. Notre intuition de point bas siphonnant est validée. Espérons qu'un élargissement se fera bientôt sentir.

début partie terminale

pose glissières

aménagements

Aude et Sébastien

Stoche fariné

suite au plafond !

Posté par Stoche à 22:14 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


vendredi 23 juillet 2021

Cotiella, versant nord, entre instrumentation et exploration

21 et 22 juillet, Stoche, Coco et Ramon le jeudi.

Le massif du Cotiella est instrumenté au niveau des résurgences de l’Irués avec des sondes dans le but de quantifier le volume d’eau restitué par ce karst de haute montagne.

Ce volume est directement conditionné par les précipitations sous forme de pluie et de neige de décembre à avril. La sublimation de la neige en versant Est (Armeña) est importante, quasiment 100% selon les années pendant cette dernière période.

Depuis deux ans, sur le versant nord cette fois, une station AIR est opérationnelle sous le pic de Monticiello. Elle a collecté cette année près de 36% de précipitations en moins que son homologue de versant Est. La disparité des cumuls à la même altitude est surprenante et la comparaison entre les cumuls infiltrés sur les sites respectifs des stations SOL apportera certainement des éléments intéressants pour mieux comprendre le fonctionnement des résurgences à l’échelle du grand massif. La précision des mesures pourrait permettre d’estimer la surface du bassin d’alimentation des résurgences du ravin de Fornos.

Le but de la première journée du raid était de confirmer le site entrevu en octobre 2020, et d’installer le pluvio-thermomètre SOL de Monticiello à 2200 m d’alt. (identique à celle d’Armeña).

Arrivés la veille au soir sous un orage rafraîchissant, le duo carcassonnais (accompagné de la vaillante Paty) passe la première nuit dans la cabane de Lavasar. Le lendemain, encore à la fraîche, les 400 m de dénivelés sont franchis, lourdement chargés. L’anfractuosité précédemment repérée est validée et les travaux d’aménagement commencent sans tarder. Ils sont aidés par quelques évènements bruyants qui ont terrorisé la brave Paty. Assez rapidement, les travaux de terrassement sont terminés et le berceau du pluvio-thermomètre est mis en place, les enregistreurs sont activés.  Ceux de la station voisine AIR sont relevés, le fonctionnement sans incident permet de charger les données de hauteur de pluie, de température et de l’hygrométrie de l’air depuis le 17 octobre 2020.

C’est ensuite un pèlerinage sur les hauteurs du sillon glaciaire de Baticiellas où se sont déroulés de nombreux camps et expéditions du GS Languedoc de 2005 à 2007 dont notamment la découverte des C166 (-455 m), C118 (-360 m). Le paysage sauvage est à couper le souffle.

Nous avons regretté l'absence de Marie, intégrés dans une végétation multicolore, entourés de papillons aussi magnifiques les uns que les autres.

De retour au refuge, la fin de journée est passée à tenter en vain de se protéger de myriades de moustiques voraces, que même la nuit tombante ne décourageait pas. Depuis plus d’une décennie de séjour en ces lieux, jamais une telle invasion n’avait été remarquée.

Le lendemain, rejoint par le Catalan Ramon, même périple avec la grotte C35 redécouverte en 2018 aux abords de Monticiello, ayant la particularité de présenter un développement important relatif à l’altitude (≈ 300 m, -60m), rarissime pour ne pas dire unique pour le massif, attestant d’une genèse beaucoup plus ancienne que le drainage actuel. De plus, des baguettes de gours en quantité importante et en gisements largement étendus sont observées, les classant certainement comme les « pool-fingers » connus les plus hauts d’Europe. Le but était de finir de lever la topographie inédite de cette cavité et de tirer quelques clichés remarquables. Beaucoup trop ambitieux pour une équipe de vétérans lourdement chargés, les indications trop floues d’une exploration en 2020 n’ont pas permis un succès complet : les photos sont rares et peu caractéristiques des lieux, l’exploration s’est arrêtée en haut d’un dernier (?) puits d’une dizaine de mètre par manque de cordes.

Nous souhaiterions terminer ce levé en septembre avec quelques jeunes éléments fougueux, le raid serait cette fois facilité par notre travail d’équipement d’hier.

Le site pressenti, avant...

Montage du berceau des instruments, préfabriqué en plaine et acheminé depuis l'année dernière pour certains.

L'ouvrage prêt à fonctionner, se confondant dans l'environnement

La station

La végétation est particulièrement vigoureuse cette année. Là, un bouquet d’edelweiss aux pétales doubles.

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méandrem

Posté par jeanclaudegayet à 14:59 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Escalades des Salamandres - Gouffre des Mille Feuilles

Mercredi 21 juillet : Avec ce beau temps et cette chaleur étouffante, rien de tel que de se rafraichir sous terre !

Cela fait un petit moment que j’ai envie de remonter l’amont principal du Gouffre des Mille Feuilles. C’est avec mon père qu’on part ce mercredi pour effectuer cette escalade avec une corde de 34m. Dans un premier temps, on descend par la Bamboutière en réalisant la topographie de cette branche, dont le passage se situe sous la Salle des Blocs.

Accès à la Bamboutière

Salle du Professeur Brenguer

Après une paire de visées, on atteint la Bamboutière, dont son amont mène à une salle, la Salle du Professeur Brenguer (nommée ainsi par Dams et Adri, après leur avoir indiqué une suite potentielle par-là). Le passage pour atteindre cette salle n’est pas facile, il y a une étroiture verticale à franchir qui me rappelle vaguement celle du Quéou… En effet, derrière on retrouve une salle aux dimensions, certes bien modeste : 9m x 6m de large, pour 5m de haut (plus grande que la Salle des Blocs). On atteint la Confluence en réalisant une boucle pour la topographie, ce qui correspond à 134m pour cette branche.

Après avoir grignoté, on part en direction de l’amont afin de réaliser cette escalade. Le début de l’escalade est situé à -50m par rapport à l’entrée. Au pied de cette dernière, on trouve une belle salamandre, avec ses deux petits… Mon père, équipant beaucoup de voies d’escalade, est bien rodé et en deux goujons, trois pulses se retrouve en haut du premier palier, situé 9m au-dessus, sous deux énormes blocs coincés. La progression se fait toujours sur corde, entrecoupée par des petits paliers horizontaux : une escalade de 2m, puis une escalade de 5m, puis une escalade de 3m… Pour finalement s’arrêter au pied d’une escalade de 3m que nous ne franchiront pas cette fois, faute de corde. On aura fait 25m de développement pour 21m de dénivelé. 

Au pied de l'escalade

Début e9

Milieu e9

Fin e9

Vers l'aval e9 et e2

e5

 

 

 

 

 

La suite semble plus aisée, après l’escalade on arrivera sur une coulée de calcite dans le lit du ruisselet. On voit sur 10m en plan incliné, avec au bout un virage à droite, mais aux dimensions un peu plus réduites. A cet endroit, on retrouve de la roche saine, on n’est pas dans des blocs. Néanmoins, il y a un passage sur notre gauche qui semble mener dans une petite salle à travers des blocs, qui pourrait donner une petite suite également.

 

Vers l'aval au terminus e3

Suite dans les blocs

Suite de l'escalade mais on y voit rien du tout, haha

On reviendra finir cette escalade pour se rendre compte de la fin, et pourquoi pas trouver une autre entrée ? Les salamandres ne viennent pas de nulle part, ce n’est pas la première fois qu’on en croise dans ce coin. De plus, on est à 28m de profondeur, et la topographie révèle que l’on s’approche des dolines et anciennes carrières situées près d’une ruine en contre bas. Il faudra également pointer ces dernières pour savoir si ça vaut le coup d’en gratter une et permettre un accès plus rapide !

Topographie : Escalades des Salamandres

 

 

 

 

 

 

 

TPST : 6h

Posté par Mael Brenguer à 13:34 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

dimanche 18 juillet 2021

Duo à Bouche Rouge

Grillou et Stoche motivés à bloc pour rebosser au fond de Bouche Rouge. A deux, impossible de remonter les déblais. On s'attaque donc au fond en stockant sur place à l'aide de savants et éphémères amoncellements de cailloux et de gravats, on bouche tout ce qu'on trouve ! On n'a pas trop le choix. Après 8 ou 9 salves à deux coups on a élargi sur deux mètres, toujours l'air dans la gueule mais plus possible de stocker et on en a plein les bras (on doit remonter et redescendre la fissure terminale à chaque fois). La prochaine équipe aura un bon stock de cailloux à remonter et pour cela il va falloir finr de recalibrer la descente et d'installer quelques glissières pour faciliter la remontée de la gamate et économiser du personnel. Lorsque ce sera réalisé on pourra tirer du fond jusqu'au stockage à 3 ou 4, contre 5 ou 6 maintenant. Reste plus qu'à vous inscrire pour la suite.

extraction de lame

fond après une salve

On est contents !

perçage acrobatique

Posté par Stoche à 21:57 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 16 juillet 2021

Arpentage de rivière

Et dire que je suis absolument contre le "ruisseling", cette nouvelle pratique de rando dans le lit des rivières ! Mais bon, Coco avait besoin d'un coup de main pour faire du "nivellement" (ça s'appelle comme ça, il s'agit mesurer de le dénivelé d'un linéaire de cours d'eau, ici l'Argent Double aux alentours de Laidoux). On y a passé une bonne partie de la journée, c'est délicat, l'appareil de visée (loué pour l'occasion) doit être réglé au petit poil... Mais il y a des activités plus désagréables aussi, j'en ai profité pour photographier des papillons, et aussi une hoplie bleue, petit coléoptère du bord des cours d'eau, étincelant !

visée

pieds mouillés

sous le pont

fixation repère d'une station

repère et mire

vers l'aval

en amont

hoplie

Posté par spelmarie à 21:56 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

mercredi 14 juillet 2021

Grand vent sur le roc Pezouls

Malheureusement, ce n'est pas d'un courant d'air "grottesque" qu'il s'agit... Quelques rafales décoiffantes (pas pour Grillou, cf. photos !) pour une prospection initialement destinée à retrouver un trou déjà vu... sans succès. Les paysages sont sympas, cela dit, les pentes bien raides, beaucoup d'éboulis... Des blocs de ce qui paraît être du grès dans la pente sous le roc Pezouls (???). Et en guise de péripéties, une attaque de guêpes lors de l'ouverture de la barrière...

roc Pezouls

roche gréseuse

plis

repos sur schistouille

Posté par spelmarie à 20:21 - - Commentaires [0] - Permalien [#]