Spéléo Corbières Minervois

vendredi 22 février 2019

Petite journée à Belvis

Fallait profiter du grand beau, alors en plus de photos d'oiseaux et des premiers papillons, tentative de prospection entre Bacchantes et zone au-dessus du Rébounédou. Mais dès le matin il s'est mis à faire bien trop chaud à mon goût, et deux vipères rencontrées dans la pente ont fini de me calmer ! C'est qu'on a constamment les mains sur les blocs... L'après-midi, je suis retournée voir le petit trou repéré derrière la carrière de Belvis, pas de chance au grattage, et pas besoin de tirage. Pointage avec mon GPS tout neuf... Un peu de prospection autour, avec d'anciennes terrasses couvertes de crottes (biques ou isards ?), mais rien vu à se mettre sous la dent...

extérieur

de l'intérieur

roche zarbi

Posté par spelmarie à 20:05 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


mercredi 20 février 2019

Travaux au Mikado

Un petit créneau ce matin pour Gounel, Alain Li et moi... On avait d'abord comme objectif, en plus de découvrir la cavité, d'agrandir le passage étroit dans le puits. Ce qui a pris l'essentiel de notre temps, sans grand résultat de surcroît ! Entre calcite, cailloux creux, calcschistes... on a eu droit, avec la méthode light, à un quasi canon, puis une paroi fissurée mais superficiellement, et le must, un "pschit" (combustion crépitante), s'expliquant apparemment par un confinement insuffisant (le foret remontait une poussière fort terreuse). En conséquence, pas efficace et en plus on s'est emboucanés ! On a quand même amélioré le passage, en se relayant au marteau et au burin. La preuve, on a pu remonter tous les trois sans véritable difficulté. Ensuite, descente au palier reconnu par Kinou.

travail en haut du puits

coupe première salle

concrétion première salle

 

 

 

 

- descente sur un nat' un peu plus bas dans l'axe du puits : étroiture sous un bloc en travers du passage, dessous une fissure qui descend d'une dizaine de mètres (vu par Gounel seulement). Un peu plus haut, passage concrétionné, on voit derrière mais il faudrait casser, et finalement ça communique avec la petite salle (voir plus bas).

 

Alain en attente suite du puits

dans descente vers point bas

vers point bas

 

 

 

 

- à droite, la diaclase continue, avec une étroiture descendante (voir photo avec botte) : de là remonte très nettement de l'air ; on a agrandi comme on a pu au marteau, puis on a pu s'y glisser ; à noter que pour remonter il m'a fallu vider mes poches, enlever l'appareil photo, et vider mes poumons. On reprend pied un peu plus bas ; vers le fond ça se bouche par de la concrétion, Gounel est remonté au-dessus dans la fissure de plusieurs mètres, petite lucarne sans suite... En revenant sous l'étroiture, un autre passage étroit (voir photo de Gounel dedans), petite niche avec vue sur une fissure "condaminesque", voire pire... On n'a pas retrouvé l'air du dessus, curieusement...

étroiture à droite avant retouches

étroiture côté diaclase

fond diaclase concrétionné

 

 

 

 

- enfin à gauche, la zone où Kinou s'était aventuré. En haut de la petite salle, un plafond incliné avec un joli chenal de voûte (dommage, il ne rend pas sur la photo) ; Gounel est monté voir, rien d'évident là-haut. Et en bas le passage que Kinou avait photographié sous le vocable "ça descend" ; effectivement, les cailloux tombent pas mal, et ça ne devrait pas être difficile à agrandir; et Gounel pense que c'est plus intéressant que le fond sous la corde, de toutes façons c'est très proche. Ce serait apparemment l'objectif prioritaire... Avec la topo, car je suis curieuse de voir comment on se situe précisément par rapport à l'ancien fond des Vents d'Anges...

possibles baguettes

plafond chenal peu visible

 

 

 

 

En conclusion, rien de vraiment évident, mais encore de l'espoir. A noter que la sortie du trou est impressionnante, quand on remonte à l'intérieur du tas de blocs...

Posté par spelmarie à 15:32 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

lundi 18 février 2019

Mikado, ça descend.

Très impatients de voir ce que pouvait donner la suite, c'est Dom Stoche et Kinou qui s'y collent dès l'aube ce matin à 9h00.
Le constat est net, le chantier est plutôt confort.

Chantier sympatiqueMais faut quand même s'y collerOn décide de ne pas toucher au pont, qui va plutôt nous servir pour poser le thermos de café et la gâteaux. Il a l'air bien maintenu par la calcite et ne nous gêne pas vraiment. On s'attaque donc au bloc de dolomie, sur lequel on va devoir s'acharner un bon moment. En effet, il se délite en tranche et ne va pas nous faciliter le boulot.
On finit tout de même par en enlever un bon morceau. Le trou aspire bien au début et les fumées partent directement vers le fond.
Vers onze heures, on voit nettement l'entrée du puits, mais une poupe en calcite, dernier vrai obstacle pour passer, va nous narguer un bon moment. Les forêts passent facilement au travers, et les coups de masse répétés de Stoche l'effleurent à peine.
Une courte paille arrivera à en enlever une partie, et enfin le passage est possible.
Pendant que je m'équipe, Stoche et Dom installe la corde sur une bonne concrétion.
Deux goujons et c'est la descente. Un mètre après les amarrages ça passe, mais il faudra aménager si ça devait continuer.
Je devine l'impatience des deux restés en haut, faute d'avoir pris leur équipement et surveillant l'heure, Dom a un rendez-vous et on s'est engagé à sortir à 13h00, il est 12h30.

Je m'arrête à mi-puits sur un bon pallier, je suis descendu d'environ 5 à 6m. Je me trouve dans une grande faille aux parois bien concrétionnées. En fait la concrétion a tout envahi. La corde poursuit sa descente sur encore 5m bien visible, mais je ne vois pas le fond. Vu l'heure, je décide d'explorer au moins le pallier. Sur ma gauche, j'enjambe un gros bloc et une petite salle s'ouvre alors. Le long du bloc, ça plonge. Je jette un caillou, il semble aller plus loin que là où fille la corde: à examiner de plus près donc. Je reviens à la verticale du puits, je prends des photos et raconte en même temps. Vers ma droite, ça a l'air bouché par la concrétion. L'heure tourne et il faut remonter. Heureusement que j'ai pris le bloqueur de pied, pas facile de s'extirper.

En face, la corde dans le dosVers ma gauchePetite salle derrière le blocVers le haut du puits, pas large

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Là ça descend

Depuis la petite salle

Vers le fond à la verical du puits

 

 

 

 
Au final, nous avons réussi à dégager l'entrée du puits et à en descendre une partie. L'espace attient est large et mérite qu'on l'explore à fond pour déterminer où est la suite, car le courant d'air, aspirant au début, s'est inversé et souffle froid, ça vient bien de quelque part.

Posté par Kinou SCM à 16:46 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

dimanche 17 février 2019

Explo en famille à la perte du Sausset

A 14H  José et Gaby décident d'aller sur le Nistos. Le matos d'équipement était déjà dans le 4X4 depuis le matin, mais Gaby se faisait une bonne grasse matinée. Nous voilà à 15h devant l'entrée de la perte, le ruisseau ne coule plus, il est à sec.
Avec quelques sangles on équipe la tête de puits . Gaby attaque le premier puits et se retrouve à -8m sur un palier. Le puits s'évase rapidement et devient très confortable. Je le rejoins et découvre un petit orvet certainement transi de froid. Gaby continue l'équipement, il installe 2 goujons pour la suite avec un petit Y, il se retrouve sur la lèvre d'un beau puits de 15m, il commence l'équipement mais le petit perfo ne marche plus, la poisse. Une petite conversion et il me rejoint. Le fil a lâché sur une connexion. La suite de l'explo semble bien compromise quel dommage ! et dire qu'un écho terrible nous attend. J'arrive à faire une réparation de fortune.

Gaby reprend l'équipement, 2 nouveaux goujons sont plantés, dessous il voit du grand. Il descend ce nouveau puits et arrive dans une grande salle 15X7m. J'arrive en bas c'est un très beau volume. On trouve le chemin qu'emprunte l'eau, il y a une multitude de feuilles et petits branchages. Il faudrait désober pour savoir si l'aval est pénétrable. Sur la droite on trouve une autre salle plus petite, mais sans suite. Gaby découvre dans la grande salle un crâne de cerf avec ses bois, ce sera la salle du cerf. Il trouve aussi l'amont de la cavité, au-dessus d'une belle coulée banche de calcite la galerie se pousuit. Je le rejoins dans la galerie et on progresse d'une centaine de mètres. Malheureusement il trouve une flèche dessinée dans la paroi. Il semblerait que cette cavité ait été déjà visitée. Sur Karsteau je n'ai rien trouvé. Il est possible qu'elle ait été explorée par les anciens avec des échelles. De toute manière il faudra faire la topo et faire de la désob. Très, très belle cavité avec de belles concrétions. On est descendus à -20m et remontés vers +20m pour 150m parcourus.

la remontée

prêt pour la descente

orvet au fond du premier puits

le puits sans l'eau

équipement du puits n°2

gours dans l'amont

IMG_0045

le cerf

la remontée

la sortie

Posté par Joseferris65 à 21:59 - Commentaires [4] - Permalien [#]

Mikado, bokado!!

Tout commence par un échange de SMS:

  • Grillou: bon on va jeter un coup d'oeil dans l'après midi
  • Kinou: ah bon, y'a qui?
  • Grillou: Pour le moment suis seul
  • Kinou: Ah bon ok, vers quelle heure?
  • Grillou: 15h chez toi ça va?
  • Kinou: Ok

Donc à 15h00, nous voilà partis ( Laurence, grillou et moi) avec corde (Dom a prévenu qu'il y a un ressaut à équiper), corde, perfo, matos de désob.
Arrivés à l'entrée, on équipe sur le premier sapin, puis dévia sur l'arbre au bord du trou, et Grillou s'en va jeter un oeil.

Grillou s'engage

On profite de l'instantPorte vers la 1ère salleLaurence vers la suite en haut de la 1ère salle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Il hésite, un peu, puis nettement: " ça irait plus vite de compter ce qui craint pas...", puis finalement il y va, et ne tarde pas à crier

  • C'est grand!
  • On peut venir?
  • Oui oui, en fait pas besoin de corde, ça passe facile mais ne touchez rien en passant

C'est donc parfaitement rassurés qu'on le suit, mais prudemment. Arrivés en bas de la descente dans les blocs, Grillou nous accueille la mine réjouie.
C'est d'abord un joli gourd, le gourd de l'oreille, dans une salle aux dimensions sympa. La voute descend mais laisse un passage, comme une porte, vers ce qu'on devine comme une salle plus imposante.
Effectivement la salle fait environ 6 m de diamètre, c'est déjà énorme comparé à tout ce qu'on a déjà trouvé. On jette un coup d'oeil rapide et on voit vers le haut la suite à travers encore une fois un passage d'homme. Une 2ème salle nous attend, plus petite, et Laurence nous dit: "c'est terminé"
Un peu ahuris, on va voir, et on constate que la salle, bien concrétionnée, de forme arrondie avec un plafont haut, 4m environ, n'a pas de suite. On revient fureter partout dans la première, mais rien. On retourne alors à la salle qu'on va appeler "Eyjafjallajökul", en raison de concrétions magnifiques en forme de volcan, d'après Grillou. On y regarde donc de plus près, et entre les blocs, vers le fond, y'aurait un peu de noirude. On sort la barre à mine, et après beaucoup d'effort, la suite est bien là! Il faudra bien entendu mieux dégagé, deux blocs à l'équilibre incertain nous empêche de bien bosser, mais on a pu jeter d'abord des cailloux, dont la descente tintinabulesque nous oriente vers un puits d'environ 7 à 8m, et un oeil qui cofirme une belle paroi concrétionée blanche.

Grillou qui sent que la suite est làDésob pas facileLa suite

Les volcans

Le gourd de l'oreille

Un couple heureux ;-)

 

 

 

 

 

 

 
Une super sortie, Laurence nous aura porté chance, qui pour une fois nous donne une sérieuse envie d'y revenir, le travail n'est pas bien compliqué, y'a du stockage, iapluka!

Posté par Kinou SCM à 19:12 - - Commentaires [6] - Permalien [#]


samedi 16 février 2019

MIKADO or "Me"Cadeau that is the question.

Ne pouvant résister je suis allé faire quelques photos...pas dépassé le terminus stochien....

P2160126P2160121

 

P2160128P2160116

 Bravo pour la dernière dézob

Posté par MICH11 à 19:45 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Prospection à Belvis

Grand beau et confirmé sur place. Je monte à Belvis, paysage incroyable, pas de vent, presque trop chaud pour un mois de février. Je pars de Bouche Rouge vers l'ouest en suivant la limite ONF presque jusqu'aux Ombres. Je reviens en passant à niveau entre les prairies et la piste du haut. Certains secteurs seraient improspectables dans les buis si nos amies les pyrales n'étaient pas passé par là. On voit presque sur 10m de chaque côté. Mais à part quelques zones rocheuses sympathiques, je ne trouve rien. Je reviens vers la zone du Zeph Violent mais en coupant avant, je tombe sur un cerf volant... et un trou à côté, c'est le trou du Cerf Volant. Je le pointe comme ça on pourrra le retrouver. Eh bien figurez-vous qu'il y a quand même un bon courant d'air aspirant, à revoir.
Après une pause bien méritée je repars du côté de la grotte du Coulet pour essayer de retrouver la grotte PC 2. Petite émotion quand je vois une fissure avec les mousses et les feuilles bien agitées. Déception, l'air est très froid (5°) et vient d'au-dessus par des fissures de lapiaz. En-dessous il y a PC 10/11 mais qui doit être en fait PC 3 des anciennes explos. Je passe ensuite à PC 4 qui souffle bien (voir photos) et à PC 5 qui souffle aussi mais beaucoup moins nettement. Je continue ensuite par le chemin de la Véménière qui rejoint le sentier artistique et par où doit passer le futur sentier karstique. Il y a des zones de dolines intéressantes, j'en profite pour les prospecter sans rien trouver. Le tracé du sentier est bien fait quoique fort boueux par endroits,mais il faudra bien le baliser.

cerfvolant

cerfvolantsuite

entrée PC 4

fumée sortant de PC 4

fumée sortant de PC 5

 

Posté par Stoche à 19:42 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

vendredi 15 février 2019

Mi...Cadeau ?

Mon appel pour meubler l'après-midi ayant été entendu par Dominique, il me propose d'aller au Mikado. J'aurais bien fait autre chose mais ne connaissant pas le trou je me laisse facilement tenter. La désob est déjà impressionnante, des blocs coincés empêchent le passage mais derrière ça a de la gueule. Une visée au Disto annonce 12 m ! Deux pailles, pas mal d'huile de coude, de coups de masse et de burin (plat) plus loin, le passage est ouvert dans un contexte très instable. Je force quand même le rétrécissement pour mieux voir la suite. Je me retrouve entouré de blocs au-dessus d'un petit ressaut de 3 ou 4 mètres, en bas, galerie en pente concrétionnée qui part sur une dizaine de mètres, belle gueule, plus de blocs, parois saines. Pas d'appareil photo pour vous faire saliver mais vous pouvez nous croire sur parole, ça sent bon. Juste au moment de remonter, tout s'écroule sous moi, Dom fait une drôle de tête et m'aide à ressortir presto. On continue d'agrandir pour qu'il aille voir assuré par la corde du seau. Même verdict. Conclusion: attendre Grillou pour l'explo qui sera longue on l'espère (je vais aller allumer un cierge à St Vincent).

Posté par Stoche à 20:07 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

Recherche de la résurgence du Sausset

Ce matin avec le beau temps je pars sur la rive gauche  du Nistos , en longeant le Nistos je trouve quelques petits trous à topoter  et j'arrive sur le vallon qui descend de la perte. là une petite cavité s'ouvre , c'est pénétrable et certainement connu.  Il semblerait qu'il y ait eu un écoulement, c'est à confirmer. faudra bien fouiller cette petite cavité, et faire la topo. Je monte par le vallon , mais je ne trouve rien. je pars vers la perte et je reprends les coordonnées au GPS pour mieux la pointer. le ruisseau ne coule plus .

petite cavité

concrétions à l'extérieur.

grotte

grotte à l'intérieur

la perte du Sausset

 

Posté par Joseferris65 à 19:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 11 février 2019

Contorsions en Minervois

Retour à l'Abreuvoir, via une piste des Rives-Hautes bien abimée par des travaux forestiers... Aujourd'hui, Stoche est venu accompagné du jeune Arthur. Avec Domi, ils vont bosser au fond, pendant que je continue des aménagements de confort pas loin de l'entrée. Au risque de leur boucher le passage du retour, quand un gros bloc se décolle un peu malgré moi. Quand j'ai trop mal aux bras pour continuer à manier le marteau (après quelques jours fatigants à charrier des grilles d'expos et autres cartons de bouquins à l'occasion des Rencontres naturalistes) je les rejoins pour participer un peu aux hostilités avant de repartir avec Domi en ne laissant que deux larrons sur le chantier. La fissure est toujours aussi ventilée, mais on ne voit toujours rien d'évident pour la suite... En attente de voir ce qu'ils auront fait après mon abandon de poste...

On a bien continué et on est arrivé au bout de la partie horizontale. Comme on pouvait s'y attendre, ça remonte maintenant et c'est pas bien large car on ne voit presque rien de plus. Pourtant on a le zef en pleine poire. A continuer donc tant qu'il y a du stockage et des candidats aux massages virils imposés par la progression dans ce trou. L'aménagement de Marie a été très apprécié, à renouveler à d'autres endroits.

Arthur à l'abreuvoi

fissure

sortie

Posté par spelmarie à 16:38 - - Commentaires [2] - Permalien [#]